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  • Seventh Section
    Entrevue avec le groupe.
    MU: Premièrement, merci d’avoir accepté de nous accorder cette entrevue.

    Carl : C’est nous qui vous remercions de nous donner cette visibilité là.



    Le Groupe

    MU: Pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de Seventh Section, pouvez-vous vous décrire en quelques mots ?

    Carl : Ça provient du désir de composer, d’expérimenter la scène, de travailler à être de plus en plus intense les spectacles passant. La ligne directrice, c’est de composer des chansons qui nous plaisent, qui ne doivent pas se ressembler entre elles, mais qui n’ont pas et n’auront jamais la prétention de réinventer quoi que ce soit. Des chansons qui ont du punch, dont les paroles sont d’une importance secondaire, sinon en ce qui a trait au rythme. En fait ce sont des partys qu’on propose, avec un band sur la scène. Le but c’est de tout détruire, dans la mesure du possible. De passer de bons moments, en espérant que le public apprécie aussi.

    MU: D’où vient le nom Seventh Section et pourquoi utilisez-vous souvent ce dernier comme étant une entité distincte des membres du groupe dans des textes comme votre biographie (Exemple : «…joignent puis quittent la septième section pour des raisons…»)

    Carl : On cherchait un nom qui n’implique pas d’idées particulières, qui n’est pas attaché à tout un concept, et un nom qui sonne, facile à retenir. Seventh Section est sorti à travers un paquet d’autres noms dont je n’ai aucun souvenir, c’est passé au conseil. En plus on pouvait exploiter le chiffre 7 dans notre logo (notre ancien logo). Et pour ce qui est de ta deuxième question, c’est simplement pour limiter les répétitions dans la description du groupe. Il n’y a aucune idée particulière derrière tout ça.

    MU: Depuis la formation du groupe, il vous a semblé très difficile de garder une formation stable et une direction musicale rectiligne. Avec la sortie récente du EP dont nous discuterons dans quelques instants, croyez-vous que vous êtes fins prêts pour prendre d’assaut et montrer de quoi vous êtes capable à la horde de fans de Métal du Québec ?

    Carl : Après 3 ex-chanteurs, 1 ex-bassiste et 2 ex-guitaristes, nous croyons avoir réuni le bon groupe de travail. Avec le présent alignement, nous travaillons de plus en plus à augmenter le niveau d’intensité live. À passer des simples interprétations de nos débuts à un spectacle en bonne et due forme, et plus ça va, plus les gens nous donnent raison, par leur intérêt croissant. Pour ce qui est de la direction musicale, nous sommes tous sur la même longueur d’onde. Nous ne voulons pas nous confiner à un style bien défini. Nous aimons autant le Black Metal que le Death Metal et le Metalcore. Notre prochaine chanson pourra aussi bien être truffée de «breakdowns» qu’être uniquement mélodique, et ça n’a aucune importance. Tant que c’est relativement agressif et que ça nous plait.

    MU: Depuis peu, vous avez recruté le guitariste du groupe Dolmissois (venant de Dolbeau-Mistassini au Lac-Saint-Jean) Morningless (2002-2007). Qu’est-ce qui a fait en sorte que votre choix s’est arrêté sur lui au cours du processus de recherche et de sélection?

    Louis : En fait, nous avons procédé à une période d’essai avec deux guitaristes qui se sont montrés motivés. Les deux avaient les compétences nécessaires pour le poste et nous avons dû faire un choix. Nous avons pesé les pour et les contre et nous avons retenu l’expérience de scène de Kevin et ses talents de compositeur. Il s’est rapidement intégré à notre cercle social et s’est avéré un excellent ami.

    MU: Une de vos pièces nommée «Prospero’s Last Wish» se retrouve sur la première compilation de la compagnie de disque québécoise Cryogenic Records. Comment vous êtes-vous retrouvé sur ce disque? Y a-t-il présentement des pourparlers concernant un contrat entre vous et le label du bassiste d’Archons?

    Carl : Sébastien nous as envoyé un e-mail nous proposant de faire partie de la compilation et on a accepté d’emblée. Il n’y a cependant pas de «pourparlers» concernant un contrat. Les échanges entre nous et Sébastien n’ont concerné que la compilation et planification de shows.

    MU: Vers la fin janvier, vous ferez partie de la tournée «Diseased And Burned To Rest» mettant en vedette plusieurs groupes québécois dont Approached By A God qui lancera son nouvel album. Est-ce votre première expérience de tournée ? Avez-vous certaines attentes et appréhensions envers cette dernière ?

    Carl : En fait il s’agit d’une petite tournée que nous (Faceless Productions) avons organisé en collaboration avec Trurockstar Productions et Grind Your Mind Productions. 6 dates sur quelques semaines. Parmi ces dates, il y aura deux évènements spéciaux, le Valentine Day Massacre, à Jonquière (14 février), et le Metalfest de Drummondville (7 février). Le Metalfest mettra en scène, entre autre, Martyr et Augury, ainsi que plusieurs autres bands québécois. On s’attend à une succession de partys plus intenses les uns que les autres. Il ne faut pas oublier que nos potes d’Heartless sont aussi sur tous les shows. Nous avons déjà partagé la scène avec eux à plusieurs reprises, à chaque fois c’était génial, et ce sera aussi génial tout au long de la tournée. Nous partons également trois jours consécutifs avec Archons et Decrepity pour Jonquière, St-Apollinaire et Montréal. Ce sera nos premières vraies expériences à l’extérieur de la région. Nous sommes partis pour 2 dates (Montréal et Repentigny) en septembre passé, mais ce sont les seuls spectacles que nous avons donné hors Saguenay à ce jour.

    MU: À quoi vos amateurs peuvent s’attendre pour l’année 2009?

    Ghart : Ils peuvent s’attendre à un nombre toujours croissant de spectacles car nous sommes toujours ouverts pour faire des shows et rencontrer des nouveaux groupes. C’est sûr que nous voudrions présenter un album complet au public si notre budget nous le permet. Pour y arriver il faudra continuer à accumuler des ventes de disque et de marchandise pendant un certain moment encore. Cette fois-ci nous ne voulons pas attendre trois ans avant un prochain enregistrement. En ce qui a trait aux compositions, nous en avons déjà suffisamment d’écrites en attente pour faire un autre enregistrement, ce qui ne nous empêche pas pour autant de continuer à composer. Pour les prochaines on a plusieurs riffs en tête mais ils ne sont pas encore agencés parfaitement. Nous allons faire comme à l’habitude lorsque l’on compose : quelqu’un apporte une ébauche de chanson et chacun y met son grain de sel jusqu’à ce que tous soient satisfaits. La base se fait par écrit et le reste durant les pratiques.



    L’EP War Machine

    MU: Votre EP intitulé War Machine est en circulation depuis le 18 octobre dernier. Quelles sont les réactions que vous avez eues de la part du public et des médias?

    Carl : La sortie a suscité une bonne réaction de la part du public et des groupes avec qui nous avons partagé la scène. Un bon nombre de personnes nous suivant depuis nos débuts attendaient notre premier enregistrement depuis longtemps, nous avons enfin pu leur livrer du matériel.

    Ghart : Une des bonnes réactions du public qui m’a très surpris, c’est un de nos fans qui joue une de nos compositions dans sa chambre en même temps que le EP. C’est ce que l’on appelle se faire flatter l’ego dans le sens du poil. La vidéo est disponible sur YouTube en écrivant : Seventh Section Cover. Quand j’ai eu vent de ça je suis tout de suite allé voir, et j’ai trouvé que malgré quelques erreurs, c’est vraiment flatteur de voir que quelqu’un se donne la peine d’apprendre une de nos compositions et ensuite la présenter sur internet. Je ne pensais pas que quelqu’un allais faire un cover de nous, du moins pas dans un avenir proche.

    MU: Pour l’enregistrement de cet album, vous avez travaillé avec Charles Voho (Thalion). Parlez-nous de votre expérience en studio (contraintes, facilités, difficultés, anecdotes).

    Carl : Mis à part un après-midi complet à bricoler une pédale double et quelques difficultés avec la prise de son des voix, tout s’est bien déroulé. Ça été vraiment soulageant de travailler avec quelqu’un comme Charles, sans aucun stress, pratiquement sans délais à respecter. Nous ne pouvons pas encore dire avec certitude comment se développera notre prochain enregistrement, mais je ne serais pas surpris que nous fassions affaire avec lui à nouveau. Il s’y connait à fond et c’est un fort sympathique personnage.

    Louis : Nous avions abordé Charles avant d’arrêter notre choix sur Kevin. Quelques mois après il nous a rappelé pour nous annoncer que nous entrions en studio la semaine suivante. Nous n’avions eu que quelques pratiques avec Kevin qui a dû se débrouiller pour apprendre les cinq pièces assez rapidement. Je lui ai même montré quelques « riffs » pendant la séance d’enregistrement.

    MU: La pochette de ce dernier est accrocheuse et assez unique. Qui est l’artiste derrière cette œuvre et décrivez-nous comment vous êtes arrivés à choisir ce concept pour représenter votre musique en un simple coup d’oeil.

    Ghart : C’est Rémi Adam Richer (www.last-chapter.deviantart.com) qui est à l’origine de l’artwork, un ami de Rouyn-Noranda que j’ai connu durant mes études à Alma. J’étais en musique et lui en ATI (Arts et technologie informatique) et nous nous sommes connus par l’entremise de son colocataire qui était aussi en musique. Après plusieurs beuveries ensemble nous somme devenus de bon amis. À la fin de nos études nous avons retourné dans nos villes respectives mais nous sommes restés en contact malgré la distance. Lorsque l’idée de produire un CD s’est concrétisée, il fut la première personne qui nous vint à l’esprit. Pour être honnête, nous lui avons donné carte blanche alors c’est lui qui a choisi le concept. Notre idée de base était différente en plusieurs points mais il est arrivé avec ça et on a bien aimé. On a eu un problème de délais avec DuplicActions Inc. et la proximité de la date du lancement, alors on ne pouvait pas se permettre d’élaborer davantage. Il fallait imprimer rapidement. Ça ne m’étonnerait pas que nous faisions affaire avec lui encore pour la production de marchandise future.

    MU: War Machine est disponible dans certains magasins de Saguenay, sera-t-il distribué à travers la province éventuellement où les amateurs d’autres régions devront se le procurer exclusivement sur internet et lors de vos spectacles?

    Carl : À moins d’en arriver à une entente avec un label quelconque, le disque sera seulement disponible au Archambault Chicoutimi et à L’Expérience de La Baie. On peut également se le procurer en le commandant à partir d’autres Archambault ailleurs au Québec, et évidemment, durant les spectacles et sur internet. Mais c’est sûr qu’on aimerait bien qu’il soit distribué partout! Nous avons approché certains labels indépendants. On verra bien ce que ça peut donner!



    La scène Métal au Saguenay-Lac-Saint-Jean

    MU: Selon votre expérience et vos observations, comment se porte la scène métal du Saguenay-Lac-Saint-Jean ?

    Louis : À vrai dire je crois qu’il y a parfois un manque de communication entre les organisateurs, ce qui divise les foules. Il en résulte des déficits qui affectent directement la production d’autres spectacles. Pour ce qui est du public, nous savons qu’il existe même s’il ne se pointe pas toujours en quantité, nous n’avons qu’à se remémorer Quo Vadis en 2007 avec plus de 400 entrées. La scène n’est pas ce qu’elle pourrait être mais est en voie de le devenir.

    MU: En 2006, dans le documentaire Résonnance Métalique (Ici), un problème majeur concernant l’expansion du Métal dans la région était le manque de salles où produire des spectacles. Est-ce encore le cas en 2009? Quel est votre point de vue sur ce sujet?

    Carl : Mon point de vue, c’est qu’il n’y a pas suffisamment de groupes régionaux viables et actifs pour intéresser une masse. La rareté des salles n’aide pas, mais je ne crois pas que ça constitue l’obstacle majeur. Évidemment, plus y’aura d’établissements ouverts au genre, mieux ce sera! Suffit que les salles actives en ce moment ne ferment pas. Ceci dit, il n’y a pas de salles relativement abordables et intéressantes à La Baie et Alma, contrairement à Chicoutimi et Jonquière, malgré la présence de nombreux amateurs. Ça ne facilite pas les développements. Je suis également d’avis qu’il faut donner le temps aux jeunes groupes d’ici, comme nous, de s’ancrer encore plus solidement dans l’esprit des gens. Avec la disparition des plus anciennes formations, les groupes les plus récents sont devenus les plus vieux d’un coup sec.

    MU: Depuis peu, plusieurs groupes importants au sein de la scène Métal de votre région ont rendu l’âme (Divinité, Morningless, Khaos Azylum, etc.). Quelles sont, à votre avis, les formations à découvrir qui ont une bonne chance de percer le marché dans les prochaines années?

    Carl : Heartless. Ils sont aussi motivés que nous, sinon plus, ils ont des idées et de l’énergie à revendre. Le tout sans prétention. Mouse Trap et Ryder déplacent énormément d’air également. Il y a aussi des bands Hardcore comme Aly et Set Against Patterns qui se démarquent.

    MU: Qu’est-ce qui, à votre avis, différencie le Saguenay-Lac-Saint-Jean des autres régions de la province au niveau musical?

    Carl : On a pas encore une solide expérience de scène à l’extérieur du Saguenay, c’est donc difficile de donner une réponse claire à cette question. Ce qu’on a remarqué lors de notre passage a Repentigny et Montréal, c’est à quel point les publics étaient définis. Les amateurs de Death Metal n’iront pas voir un spectacle de Hardcore, alors qu’au Saguenay les publics se côtoient plus étroitement. Mais je le répète, on a pas encore une assez bonne expérience de l’extérieur de la région pour se positionner catégoriquement sur la question.

    MU: Je vous remercie beaucoup du temps que vous nous avez consacré et je vous souhaite une bonne année 2009 à la hauteur de vos espérances. Je vous laisse maintenant le mot de la fin.

    Carl : D’abord on veut vous remercier, Metal Universe, pour le support que vous nous donnez depuis le tout début de notre projet, et pour les très nombreuses fois où certains d’entre vous sont venus nous voir en spectacle. Mais pas seulement vous, tout ceux qui se pointent à nos shows encore et encore. Et à l’intention de ceux qui ne nous connaissent pas qui lisez ces lignes, venez nous voir en spectacle. C’est là que ça prends son sens. Nous sommes là pour faire le party, pour vomir toujours davantage de distorsion, et plus il y a de gens plus les moments sont de qualité. Toutes les infos sur nos shows et l’évolution du band sont disponibles sur Visitez MySpace. On ne fait que commencer à être plus actif, allez y faire un tour de temps à autre, pour vous mettre au courant!
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    Informations
    Seventh Section
    Entrevue avec le groupe.
    Pierre-Yves Bédard
    Posté par
    Pierre-Yves Bédard
    le 2 janvier 2009
    Traduit par
    Aucun
    Seventh Section
    Début: 2005
    Pays: Canada
    Style: Death / Black Metal
    Site Internet: Visiter
    MySpace: Visiter
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