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  • Matriax
    Entrevue avec Dominic Lemieux-Richard et Cdrik-Alexandre Andrew

    Le 2 septembre 2019, un terrible accident a enlevé la vie à Dominic Lemieux-Richard et Christophe Thivierge de la formation metal québécoise Matriax. Le 27 mars 2019, Jonathan Gamache a réalisé une entrevue avec Dominic Lemieux-Richard et Cédrik-Alexandre Andrews pour MetalUniverse.net lors du spectacle en première partie de Seven Kingdoms à Québec. En ce 2 septembre 2020, nous désirons vous proposer cette entrevue pour la première fois à titre d'hommage posthume afin de se rappeler tous les bons moments qu'ils ont vécu et les souvenirs impérissables qu'ils nous ont laissés...

    Entrevue avec Dominic Lemieux-Richard et Cédrik-Alexandre Andrews de Matriax

    MU : Comment on décrit votre groupe à quelqu’un qui ne connaît pas?

    CAA : Matriax ça bouge, c’est nouveau, c’est ancien, c’est un mélange de tous les styles… on va aller chercher du monde tripe plus Metallica, plus Megadeth, après on va aller chercher du monde qui triple plus Killswitch Engage… on peut aller toucher un peu plus dans le style d’Avenged Sevenfold. Pour le drum, on va aller plus dans le coin de Trivium. On essaie vraiment d’aller toucher toutes les parts de marché pour sortir un produit que tout le monde peut aimer. On scream pas tout le temps pour que le monde qui n’impose puisse aimer, mais on scream un peu pour que ceux qui aime ça en aillent… Matriax c’est un peu de tout.

    MU : D’où vient le nom Matriax?

    DLR : Ça, ça fait vraiment longtemps. J’ai 22 ans pis j’ai trouvé ce nom-là j’avais à peu près 16-17 ans, j’étais encore au secondaire. Je trouvais le titre du film La Matrice (The Matrix en anglais) sonnait bien et je me suis toujours demandé, sans penser à un nom de groupe de musique, si j’avais une compagnie par exemple, Matriax c’est comme sortie de même. J’ai toujours gardé ça jusqu’à ce que j’ai eu quelque chose de sérieux.

    CAA : Pis les piliers de la musique ça commence par un « M » : MetallicaMegadethMeshuggha

    DLR : Ça, c’est un autre truc aussi. C’est quelque chose que j’ai su par après, c’est peut-être une coïncidence, mais MicrosoftMetallicaMegadethMcDonalds, sont tous des groupes ou des entreprises qui ont réussi… c’est peut-être juste un adon qu’ils aient la lettre « M ». Ça donne aussi une belle sonorité un nom.


    MU :
     Et quelle est la bonne prononciation du nom?

    DLR : Matriax, en anglais!


    MU : 
    Le band est relativement jeune, le premier album étend sorti en mai 2018, alors que le band a été créé vers la fin 2017. Comment avez-vous fait pour sortir un album aussi rapidement qui, semble-t-il, fonctionne bien?

    CAA Dominic a voulu lancer le projet depuis longtemps et quand il s’est dit « bon! Je vais me lancer et aller chercher les gars qui manquent (un bassiste, un guitariste et un drummer) », je me cherchais un groupe. Je joue du drum depuis que j’ai 12 ans, mais je n’ai jamais eu de band sérieux. J’ai appelé mon père, je vais m’en souvenir toute ma vie, je lui ai dit « Je veux jouer de la musique dans un groupe! ». Il m’a répondu qu’il y avait des possibilités partout et, ce jour-là, j’ai vu une annonce sur Facebook. On a commencé à jouer ensemble, Dominic et moi. Dominic avait déjà deux ou trois tounes de montées sur Guitar Pro. On a monté tranquillement à l’album à deux. Ensuite, nous nous sommes dit qu’il nous fallait d’autres membres pour interpréter les chansons que nous avions montées. L’album devait être écrit aux trois quarts lorsque nous sommes allés chercher le bassiste, qui est Marc-Antoine Leclerc, et, une fois l’album presque finalisé nous somme allés chercher notre guitariste Christian Thivierge.


    MU :
     En résumé, on parle d’environ un an de processus pour le premier album?

    DLR : Comme l’a dit Ced, il y a une partie qui date de plus longtemps, que j’avais travaillé seul. La chanson Earthquake, qui est peut-être dans le top trois des chansons préférées du public, n’a pris qu’une soirée pour être faite, alors que la chanson The Consequence vient de moi presque à 100 % parce que ça faisait longtemps que je la traînais. Donc il y a une partie qui était rapide, mais une autre qui datait de plus longtemps.


    MU :
     J’ai entendu dire que le deuxième album était pour bientôt. Pouvez-vous nous en parler?

    DLR : Oui! C’est From Words To AshesCe sera EP de 5 tounes à notre sauce, évidemment.

    CAA : Tout l’album va être en Drop D, donc on descend encore d’un demi-ton. On veut encore que ce soit plus pesant. C’est sûr qu’on a écouté des styles différents tout au long de l’année où on a fait le premier album donc ça a influencé notre EP. Il sera plus lourd avec plus de riffs. Il va tirer plus vers le metalcore, mais en gardant du clean pour encore aller chercher dans toutes les sphères. Il sera également plus technique au niveau du drum et plus pesant au niveau de la guitare.


    MU : 
    Vous avez mentionné que le premier album avait été en majorité écrit par vous deux. Est-ce que c’est le même processus pour le EP?

    DLR : Je suis vraiment content que tous les quatre dans le band soit à l’aise avec le côté composition. Il y a des choses que moi et Cédrik on apporte en majorité jusqu’à maintenant dans le groupe. Tout ce qui est la guitare, le vocal, les arrangements, tout ça, j’en fais une bonne partie et Cédrik fait son drum du début à la fin. Il va aussi me dire « guitare je ferai ça, à la voix je ferais ça » et moi je lui dis « drum je ferai ça », alors on s’épaule beaucoup et on se serre les coudes pour monter une bonne majorité du produit. Sinon les cas ont aussi leur rôle dans le band, mais c’est moins vers la composition.


    MU : 
    Encore au sujet du EP, où en êtes-vous dans le processus?

    DLR : Final! C’est tracké, tout est canné. On attend juste la livraison du produit. Nous on travaille avec House of Game Studio, c’est Maxime Lacroix qui en est propriétaire et qui travaille à Granby (guitariste de Blind Witness). Le premier album on l’a aussi fait avec lui et, parce qu’on a eu un bon produit, on a décidé de retourner avec lui.

    CAA : Le premier album nous a vraiment aidés à développer et faire notre nom. Avec le temps a tous des goûts différents les quatre ensemble… après un an ensemble on s’est dirigés vers le son qu’on va sortir. Le EP, c’est vraiment l’évolution du groupe.


    MU :
     Dernièrement vous avez été connu avec le concours Québec Rock Contest. Pouvez-vous parler un peu du concours et de votre participation?

    DLR : On est vraiment content d’avoir participé parce que ça apporte une belle visibilité. C’est le genre d’événement positif tant pour les artistes que pour le concours lui-même.

    CAA : C’était vraiment un événement fun. Au début on n’était pas sur… moi je voulais le faire, mais Dominic était réticent. Comme on n’avait rien à perdre et tout à gagner, et que ça nous apporte une visibilité additionnelle, on a participé. C’est une super belle organisation, la salle est fun au boutte. On a tripé et les gens participaient. Une très belle expérience.


    MU : 
    Jusqu'à maintenant, vous avez fait plusieurs spectacles. Est-ce que vous préférez entre les spectacles et le travail de studio?

    DLR : C’est vraiment deux mondes différents. Autant que le studio c’est enfermé… tu es dans une ambiance de travail, à raison de 10 heures par jour, et c’est vraiment, vraiment trippant. Tu fais beaucoup de préparation et de production, mais ça va être juste fait de façon différente. On tripe autant à faire les deux. Logiquement, on va faire plus de live que de studio, mais si j’avais à choisir entre les deux, je ne saurais pas faire mon choix parce que le studio c’est là qu’on met « sur papier » ce qu’on travaille depuis des mois voire des années, alors que le live ce n’est pas le même principe, mais c’est devant les gens. C’est de façon différente de faire passer notre message.

    CAA : Moi je vois le live comme une paye. Tout ce qui est studio, pratique au local, à chaque fois que tu vas pratiquer pour une game de foot c’est l’fun, mais la game c’est la paye, moi c’est comme ce que je vois ça. Le studio c’est l’fun, mais tu es stressé du début jusqu’à la fin. Tu vas faire un bout, tu sais que tu l’as manqué alors tu recommences tout de suite. Tu es stressé de devoir faire à la perfection… en live tu dois le faire à la perfection, mais le stress disparaît au bout d’une quinzaine de secondes et là tu tripes et tu embarques avec les gens. Le studio tu vas toujours pousser au fond, car tu es seul et que tu as ton propre stress alors qu’en live l’énergie du monde devait d’oublier ce stress.


    MU :
     Quels sont les événements marquants dans la vie de Matriax jusqu’à maintenant?

    CAA : Je dirais qu’il y en a 3. Le 1er, qui s’est fait au Bistro 1760 à Wendake, c’est le premier spectacle. Évidemment ce n’était pas la plus grosse salle ni le meilleur son, mais le premier ça reste le premier de tous. Ensuite, il y a le spectacle avec Escape The Fate à la Salle Multi du Complexe Méduse, qui était très hot comme show avec un son incroyable. Finalement, il y a le spectacle à l’Anti dans le cadre du Carnaval.


    MU
     : 
    Comment trouvez-vous le milieu, à Québec, pour un groupe émergeant.

    CAA : Pour un groupe émergeant, on a quand même de bonnes chances de faire les petites scènes. Par exemple, l’Anti, on commence à être un peu connu, c’est une salle qu’on a du fun à faire et qu’on est à l’aise aussi. Le gros problème, c’est que c’est difficile de se faire connaître parce que dans une salle d’environ 150 personnes, il doit y avoir 75 % des gens qui nous connaissent déjà. Il y a donc que peu de personnes qui vont découvrir notre matériel à chaque spectacle. Les festivals qui permettent d’avoir une grande visibilité, c’est ça que ça prend pour se faire découvrir. On a eu une pub à Radio X, on a fait parler de nous au 93,3 et ça aidé, on a eu des répercussions, mais au niveau de la visibilité en salle c’est vraiment dur. Quand on a pour un nom assez gros c’est plate, mais les bookers voient des signes de piasses et je comprends parfaitement qu’ils ont leur business à faire rouler. Je vois qu’il y a trois niveaux : débutant, intermédiaire et pro. Le step entre débutant et intermédiaire est vraiment dur à aller chercher.


    MU : 
    Niveau influences musicales, quelles sont-elles?

    CAA : On écoute quand même les mêmes affaires, mais on a des influences différentes.

    DLR : C’est bien que tu dises ça parce que c’est vrai qu’on écoute beaucoup les mêmes choses d’un point de vue actuel. Mon groupe à moi, c’est Avenged Sevenfold et ça risque de ne jamais changer. .Synyster Gates c’est vraiment mon idole en termes de guitariste. Je suis aussi un gros fan de Trivium et Gojira. Ce sont mes groupes d’influences et d’écriture, tant à titre de musicien que de mélomane.

    CAA : Moi mes racines en tant que drummer, mon band à moi c’est Megadeth depuis que je suis tout petit quand mon père m’a donné des baguettes dans les mains. À 12 ans je jouais des chansons de Rust In PeaceMegadeth c’est vraiment de grosses racines. Sinon, comme Dominic, je vais aller vers TriviumKillswitch EngageVolbeatCreed… j’ai essayé un peu tous les styles au drum, mais présentement ma grosse influence est un mélange entre Fit For A King et Trivium pour faire quelque chose de pesant, qui a de la pédale double et qui est unique. Je vais en écouter du Iron Maiden ou d’autres bands plus vieux comme Annihilator que j’adore, mais ces groupes n’ont pas d’influence dans mon drum.


    MU :
     Quels sont les futurs projets de Matriax?

    CAA : Nous avons un projet pilote qu’on avait hâte de mettre à profit : des spectacles-bénéfices dans des écoles pour la persévérance scolaire en partenariat avec l’organisme Au trait d’union Québec. C’est un spectacle de 45 minutes, gratuit pour les élèves, lors duquel on ramasse des dons pour l’organisme qui est présent également. On espère que le projet pourra prendre de l’ampleur dans la prochaine année.


    MU :
     Quelles sont vos intentions quant au format du EP?

    CAA : Aujourd’hui avec les technologies, on vise beaucoup plus les plateformes numériques. On a de grandes annonces à faire! La première, c’est que l’album physique sera en vente au coût de 15 $, sera numéroté de 1 à 100 il y aura un tirage associé. En plus, tous les albums seront signés par les quatre membres du band. La deuxième annonce et que pour toutes les plates-formes, dans le premier album que le MP seront entièrement gratuits.

     https://www.facebook.com/matriaxofficial

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    Matriax
    Entrevue avec Dominic Lemieux-Richard et Cdrik-Alexandre Andrew
    Jonathan Gamache
    Post par
    Jonathan Gamache
    le 27 Mars 2019
    Traduit par
    Aucun
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