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  • Anthropia
    Entrevue avec Hugues Lefebvre.
    MU : Tout d’abord, merci d’accepter de prendre ces quelques minutes pour répondre à nos questions!

    Hugues Lefebvre : Bonjour et pas de problème, c’est toujours un plaisir :).

    MU : Pouvez-vous en premier lieu nous introduire à Anthropia (ses membres, son histoire)? Nos lecteurs ne vous connaissent pas beaucoup…

    HL : Anthropia est né en 2003. C’était à la base un projet solo qui me tenait particulièrement à cœur. Le premier album The Ereyn Chronicles Part One a été signé et distribué par Magna Carta (Us) fin 2006 et a reçu d’excellentes critiques, étant même élu album du mois dans RockHard France. Devant l’engouement généré par l’album, il m’a fallu recruter des musiciens afin de donner vie à ces morceaux en concert. Damien Rainaud s’était déjà occupé des parties de batterie sur l’album et c’est tout naturellement que je l’ai recontacté à ce moment là. Yann Mouhad est venu ensuite rejoindre le groupe avec son excellent touché guitaristique, suivi de près par Nathalie Olmi, dont la voix m’avait réellement touché lors d’un concert d’In Vitraux, un groupe de rock niçois auquel elle appartient. Julien à la basse et venu compléter la formation avec son jeu toujours inventif et technique. Quant à moi, je me charge des voix en duo avec Nathalie, ainsi que de l’autre guitare.
    La petite équipe s’entend très bien et la métamorphose d’Anthropia en un « véritable» groupe s’est opérée d’elle-même. Pour finir la présentation, nous revoilà avec notre nouvel album The Chain Reaction, qui surpasse son prédécesseur en maturité et en cohésion, le tout dans un style power metal à tendance progressive, si l’on doit absolument coller une étiquette sur la musique du groupe (rires).

    MU : Vous avez une nouvelle association avec Adarca Records, ce qui a permis de produire votre nouvel album, ‘The Chain Reaction’. Expliquez-nous ce nouveau lien et l’histoire qui en découle. Avez-vous apprécié vos contacts avec Magna Carta?

    HL : L’expérience Magna Carta a été enrichissante, car ça a été notre premier contrat professionnel. Nous ne nions pas notre chance d’avoir été signé par un label si renommé. Nous avons accompli de belles choses et avons beaucoup appris. Cependant, nous avons toujours eu une mentalité d’indépendant et l’aspect « production » nous intéressait fortement. Après réflexion, nous avons constaté que nous avions les compétences nécessaires pour sortir des albums… Alors pourquoi s’en priver ? Avec l’aide de proches, nous avons monté Adarca et nous sommes donc lancés dans l’aventure. Ceci s’est avéré payant, car nous gérons enfin les choses de A à Z, et les résultats sont plus que positifs. Bien entendu, nous recherchons toujours des partenaires de distribution, promotion, tourneurs…, ce qui est normal lorsqu’on arrive sur un marché, quel qu’il soit. Cela demande beaucoup de travail, mais l’expérience est passionnante.

    MU : Vous avez également obtenu une distribution nord-américaine pour votre CD. Qu’en est-il au juste?

    HL : Nous avons effectivement un partenariat avec The End Records, ce qui nous permet d’être présent sur le territoire nord-américain. Nous recherchons néanmoins une distribution exclusive sur le continent, voire une licence. Nous nous focalisons pour l’instant sur l’Europe de l’ouest, où l’accueil de l’album est excellent. Au vu de ces résultats, je pense que nous avons réellement matière à intéresser les marchés étrangers.

    MU : Il est sûrement trop tôt pour en voir les effets, j’imagine?

    HL : En effet, il est un peu tôt pour en parler officiellement, mais les ventes sont déjà conséquentes !

    MU : Maintenant, allons-y avec votre dernier né ‘The Chain Reaction’, si je puis m’exprimer ainsi. Vous semblez très fier de ce nouveau produit. Qu’est-ce qui le différencie du premier album, The Ereyn Chronicles Part One : The Journey Of Beginnings? Qu’avez-vous fait de différent sur celui-ci?

    HL : Effectivement, nous sommes très fiers de The Chain Reaction, qui est à mon sens plus abouti que The Ereyn Chronicles Part One. Je m’en sens également plus proche à titre personnel. Le premier album racontait une aventure heroic fantasy basée sur un récit de Quentin Borderie ; je me suis chargé moi-même de l’élaboration du concept et du scénario du second. Il m’était donc plus facile de m’identifier au personnage principal et d’ainsi retranscrire en musique les émotions de celui-ci. Même si je me suis occupé quasiment à 100% de la composition des 2 albums, l’unité d’un groupe se ressent vraiment sur The Chain Reaction, Nathalie, Yann, Damien et Julien apportant incontestablement leur touche à l’ensemble.

    MU : Vous adoptez des concepts sur chacun de ceux-ci je crois? Parlez-nous un peu de celui contenu sur ‘The Chain Reaction’?

    HL : Sans rentrer dans les détails car le concept est assez recherché, le synopsis est le suivant : L’âme COTDM-52899 revient dans le royaume des âmes après une vie sur Terre. Comme à chaque fois, on lui dit qu’elle a bien agi, et, sous condition que sa prochaine vie soit aussi « bien rangée », on l’acceptera au Paradis à son prochain retour dans le monde des âmes. Seulement voila : 52899 ne croit plus à ces promesses stériles et décide de faire ce que bon lui semble dans cette nouvelle vie, sans se soucier des conséquences. Cette décision et la perte tragique de son âme sœur vont aboutir à une fin apocalyptique : la fin du règne des hommes sur Terre.
    A mon sens, les principaux thèmes abordés, sont la vie et la mort, la réincarnation, mais également la perte de foi en la vie que l’on peut ressentir lorsqu’il nous arrive des coups durs. Le tout baigne dans une atmosphère contemporaine/SF entrecoupée de passages bibliques bien connus (la genèse, le test d’Abraham, l’apocalypse…)
    Il est bien plus plaisant de suivre l’histoire tout en écoutant la musique, afin de vraiment apprécier The Chain Reaction dans son ensemble. Mais bien entendu, ce n’est qu’un conseil : la musique se suffit également à elle-même !
    Merci!

    MU : Parlez-nous des invités qui se retrouvent à participer à ‘The Chain Reaction’, autant au niveau musique que production?

    HL : Tout d’abord j’avais été très impressionné par Kevin Codfert, claviériste d’Adagio, qui est à mon sens le Jordan Rudess français. Je l’ai donc contacté afin qu’il participe au projet, ce qui a donné un magnifique solo de piano sur le titre Whipping Soul.
    Puis étant fan du groupe Manigance depuis leur premier album « Ange ou démon », J’ai contacté François Merle (le guitariste), car je savais que c’est lui qui s’occupait de la production des albums du groupe. J’adore le son qu’il a développé, notamment celui de la batterie. Après avoir enregistré l’album au studio Artmusic à Nice, j’ai donc passé une dizaine de jour à Pau au studio Manigance afin de mixer l’album avec lui. Séjour très enrichissant et surtout très productif, car je suis au final très content du son de l’album.
    Enfin on m’avait chaudement recommandé Tommy Hansen au Danemark pour le mastering de l’album. Je n’ai pas été déçu effectivement, l’album a « beaucoup de patate » et les guitares sont bien en avant. Rien d’étonnant de la part de quelqu’un qui a travaillé avec les plus grands !

    MU : Quel apport ces gens ont eu sur votre production? Enrichissant, j’imagine?

    HL : Bien sur ! J’ai progressé en composition, production également, et je pense que j’attaquerai certains points sous des angles différents à présent. C’est par ailleurs très plaisant de constater que tous ceux qui ont participé de près ou de loin à l’album l’adorent !

    MU : Vous apparaissez également sur une compilation intitulée ‘Guitars that ate my brain’, comment est-ce arrivé? Vous côtoyez sur celui-ci des formations telles Guns N’ Roses, Korn, Strapping Young Lad, et Soilwork, quel effet ça vous fait d’avoir été sélectionné?

    HL : Le projet date de 2006 je pense, où le label m’avait proposé de figurer dans cette compilation. Nous avons donc enregistré spécialement un morceau inédit dans le but de torturer un maximum nos guitares (rires), car c’était l’esprit de cette compilation. Je crois qu’au final notre morceau a du être le premier à se retrouver sur le CD ! Que dire de plus sinon que cela fait effectivement bien plaisir de voir le nom d’Anthropia aux côtés de grands noms du metal. Nous n’allons pas nous arrêter là et continuer à faire monter le groupe au plus haut !

    MU : Il me reste une seule question. J’essaie de m’imaginer les endroits où vous avez joué dans le monde. Qu’en est-il? Je ne crois pas vous avoir vu en Amérique? Corrigez-moi si je me trompe? Est-il dans vos plans de venir sur note continent? Sûrement? Y-a-t-il des choses concrètes que vous pouvez nous annoncer, s’il y a des plans à ce titre?

    HL : La quasi-totalité des concerts que nous avons donnés ont eu lieu en France. Ils ont reçu d’excellents retours du public, notamment notre concert à Paris en première partie du groupe anglais légendaire Magnum. Comme vous le savez le business de la musique connaît de très durs moments, et cela se répercute non seulement sur les ventes de disques, mais également sur les concerts : les tourneurs ne prennent plus autant de risques pour organiser des tournées. Pour répondre à ta question, non, nous n’avons pas encore joué en Amérique du nord, mais crois bien que l’envie ne manque pas ! Nous comptons sur les excellents retours du nouvel album afin de prouver que le groupe est bien là, et pour longtemps !

    MU : Vous avez un style qui convient parfaitement au public québécois, je vous l’assure. Vous serez les bienvenus si l’occasion se présente.

    HL : Merci bien ! J’ai personnellement beaucoup d’affinités avec le Canada et plus particulièrement le Québec (mes parents y ayant vécu) et serai réellement ravi d’agrandir nos rangs de fans chez vous !

    MU : Merci de votre temps et félicitations pour ce nouvel album!

    HL : Merci à toi, et a bientôt ! J’espère que les lecteurs apprécieront l’album, et s’ils ne connaissent pas encore le groupe, qu’ils n’hésitent pas à visiter notre myspace : http://www.anthropia.org !

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    Informations
    Anthropia
    Entrevue avec Hugues Lefebvre.
    Daves Couture
    Posté par
    Daves Couture
    le 10 mars 2009
    Traduit par
    ----
    Anthropia
    Début: 2003
    Pays: France
    Style: Progressive Metal
    Site Internet: Visiter
    MySpace: Visiter
    ANTHROPIA est un groupe de metal créé en 2003 et basé à Nice (France). Le premier album “The Ereyn Chronicles Part One” a été distribué dans le monde entier en 2006 par Magna Carta (USA) et...
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