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 Groupe: Anonymus
 Album: Daemonium (2002)
Note:
9.8/10
Style : Thrash Metal

Compagnie : Disques MPV

Format : CD

Liste des pistes :

01. Invisible man  
02. Demons are forever  
03. Twice  
04. Burning the candle both ends  
05. Loto-Destruction  
06. In your face  
07. Mephisto  
08. Why be the judge?  
09. La mano criminal  
10. Mean world symptom  
11. Fou moi la paix  
12. Cane di vita
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 Auteur : Benjamin Mendel
 
Quatrième album pour Anonymus, après trois ans d’attente depuis leur dernier opus, « Daemonium » est donc le digne successeur du très éclatant « Instinct », qui fut d’ailleurs reçu avec éloges de la part des médias et du public. Après une collaboration très bénéfique avec Colin Richardson en 1999, le groupe québécois constate qu’il n’est pas nécessaires de faire affaire à l’étranger pour produire un album de qualité, et décident de faire appel à l’ingénieur de son des premières heures, Pierre Rémillard (ce dernier ayant participé à la production de « Stress » en 1997.) Cette fois, ils se rendent au Wild Studio en sa compagnie, dans la magnifique région de Saint-Zénon, pour enregistrer leur album dans un environnement très paisible. Quoi de mieux que la campagne pour être complètement immergé dans un climat créateur? C’est d’ailleurs ce dont ils ont profité pour plonger têtes premières dans la conception de « Daemonium ».




Une atmosphère malsaine et obsessive (qui nous fait tout de suite penser à l’intérêt marqué du groupe pour la démonomanie) règne tout au long de l’album et ça débute de manière assez persuasive dès la première chanson. Inconfortable, malsaine, troublante et peu rassurante, l’intro de cordes d’« Invisible Man » nous dit que chacune des chansons de l’album seront imprégnées de cette atmosphère diabolique. Sans pour autant enlever la violence, la rapidité et l’unicité aux chansons d’Anonymus, cette ambiance ajoute une belle saveur à la musique. Que ce soit du côté des mélodies, du côté rythmique, ou du côté des vocaux, Anonymus pousse un peu plus loin son potentiel au lieu de simplement créer un Thrash Métal efficace. En effet, une polyvalence au niveau des styles employés et des chansons tout uniques incorporant toutes la même ambiance témoignent que « Daemonium » est un pas en avant pour le groupe.




Encore une fois, Anonymus puise dans ses diverses influences pour nous livrer un album québécois qui sait se démarquer. Des compositions à saveur Hardcore, Death, Black, New Métal et musiques traditionnelles sont au menu de ce périple musical démonique. Des pièces comme « Demons Are Forever », « Burning The Candle Both Ends », « Loto- Destruction », « Mephisto », « La Mano Criminal » et « Mean World Symptom » nous montrent tout le talent du groupe à créer une musique agressive incorporant une multitude de styles et d’influences. Tandis que des pièces comme « Invisible Man », « Twice », « In Your Face », « Why Be The Judge », et « Fou Moi La Paix » sont plutôt des compositions de Thrash pures et dures qui donnent un rythme infernal à l’album. Et pour conclure le tout, une pièce épique en italien rassemblant un condensé de toutes les émotions et les empreintes de ce qu’est « Daemonium ».




D’un regard plus technique cette fois, on observe qu’en plus des diverses influences du groupe, leur musique est toujours restée la même (efficace et accrocheuse), mis à part tout le tableau atmosphérique et thématique qui l’englobe. Des mélodies bien ficelées qui nous font vivre un tas d’émotions différentes, sont au premier plan de cet album. Le travail derrière les riffs est digne de leur précédent album et provoque un hochement de tête assuré. Des riffs loin d’être redondants et loin d’être déjà surexploités dans le style regorgent sur cet album. Ils sont bien fournis et donnent une bonne dose de puissance aux chansons. Les guitares jouent donc le rôle de tête des mélodies en offrant des riffs qui s’enchaînent à perfection et des solos bien ficelés. La basse elle soutient la mélodie à merveille, sans pour autant se démarquer. Bref, elle joue un rôle plutôt simple de soutien, mais assez important pour ne pas pouvoir s’en passer, ce qui n’a pas beaucoup changé puisque la basse n’est pas un élément à l’avant-plan du groupe. La section rythmique, elle, se démarque plus qu’à l’habitude. Avec une rythmique assez variée tout au long de l’album, Carlos nous montre toute l’étendue de son talent. On a même droit à quelques « breakdowns » et d’autres « blast-beats ». Du côté vocal cette fois-ci, Anonymus se démarque vraiment. Les deux chanteurs Oscar et Marco se surpassent avec des arrangements vocaux extraordinaires. La dualité des voix offre un son unique et original que très peu de groupes Thrash possèdent au niveau vocal. La complémentarité des deux chanteurs est à couper le souffle et s’exprime pleinement dans cet album. Dans un coin, nous avons la voix rauque et violente d’Oscar qui donne un aspect plus lourd à la musique. Dans l’autre coin, nous avons la voix plus agressive, criarde et mélodieuse de Marco, ce qui donne un ton plus intègre aux mélodies. Le mélange des deux donne un résultat assez particulier. Les voix s’approchant même de vocaux Hardcore.




Du côté des textes cette fois, on observe un peu plus de maturité. Des textes traitant de réalités actuelles, de conflits mondiaux, et bien sûr, de démonomanie! Le tout écrit dans la langue de Shakespeare (mauvaise blague) à l’exception de deux titres en français, un en espagnol et un en italien. Encore une fois, une percée à l’étranger semble bien intéresser les membres du groupe qui oeuvrent tout de même depuis près de 15 ans dans le domaine de la scène Métal québécoise. Malgré tout, leur métal semble bien mal s’exporter, mais restera toujours un succès local monstre.




Encore une fois, rien de très technique, mais simplement un tout, un ensemble, une pure symphonie Thrash Métal ambiante et brutale à souhait. Avec une production quasi parfaite, « Daemonium » a tout pour plaire. C’est pour ces raisons que je leur donne la note parfaite.




Comme on dit dans notre jargon : « Ça rentre en tabarnac! »


  Note de MU : 9.8/10 Note des Membres : --/10  

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