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 Groupe: Angra
 Album: Temple of Shadows (2004)
Note:
9.5/10
Style : Power Metal

Compagnie : SPV Records

Format : CD

Liste des pistes :

01. Deus Le Volt!  
02. Spread Your Fire  
03. Angels And Demons  
04. Waiting Silence  
05. Wishing Well  
06. Temple Of Hate  
07. The Shadow Hunter  
08. No Pain For The Dead  
09. Wings Of Destination  
10. Sprouts Of Time  
11. Morning Star  
12. Late Redemption  
13. Gate XIII
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 Auteur : Daves Couture
 
Daves Couture
ANGRA existe bien depuis 1991 mais mon intérêt envers ce groupe, à cette époque, m'avait simplement amené à en accepter l'existence mais tout s'arrêtait là pour ma part. Les premiers morceaux entendus durant les périodes du premier chanteur ne me portaient point à explorer ce groupe plus en profondeur. Le style de "Power Metal" présenté par ANGRA était très différent de celui des STRATOVARIUS et compagnie. Mon attirance avait alors bifurqué vers ces derniers. Grave erreur de ma part vous direz et bien s'il n'en tient qu'à moi, je reculerais bien dans le temps pour la corriger. Il est important de mentionner que ce coup de coeur vient de l'écoute du tout nouveau CD intitulé Temple Of Shadows. Quelle découverte, en retard j'en conviens!!!!!


Sans avoir reculé dans le temps pour l'écoute d'une autre époque d'ANGRA, celle qui débute avec l'album Rebirth et trois nouveaux musiciens m'impressionne particulièrement. Ce mélange de Power Metal, de Progressif et de musique brésilienne (pays natal d'au moins trois des musiciens) est toute une recette, avec des surdoués qui en sont les épices. L'influence de chacun d'eux est très variée et l'apport de chaque instrument n'est que trop important pour en enlever une seule note. C'est un tout absolument magnifique!!!


L'introduction "Deus Le Volt!" n'introduit que trop bien la pièce "Spread Your Fire" qui nous transmet son énergie dès les premières notes et celle-ci est nettement à saveur Power Metal. Vous noterez cependant la grande influence de Gene Hoglan (DEATH) sur le batteur. Beaucoup de pièces sur cet album vous permettront de le constater. C'est une caractéristique que j'apprécie particulièrement. Le progressif est à l'honneur dans "Angels & Demons" et le côté DREAM THEATER se fait sentir. Je reconnais aussi beaucoup de pièces qui ont des couleurs de la période "Images & Words". Même le son des guitares s'en approche. "Waiting In Silence" fait aussi partie de ce lot et est l'une des pièces que je préfère sur cet album. "Wishing Well" est considéré comme une ballade et nous permet de prendre notre souffle pour le prochain morceau qui suit car la vitesse à laquelle cette pièce est interprétée nous demande tout notre petit change. "Temple Of Hate" est la pièce la plus rapide de l'album et est exécutée à la perfection. La rapidité des musiciens est percutante et la précision de chacune des notes nous en fait apprécier tout le potentiel. L'apport de Kai Hansen (Ex-Helloween, Gamme Ray) est une belle surprise, surtout que l'influence de ce grand de la musique y est très présent. HELLOWEEN a eu une grande influence sur ce que le Power Metal est devenu aujourd'hui. Ils en sont les pionniers. "Shadow Hunter" nous propulse au Brésil et est bien mélangé avec le côté progressif de l'album. "No Pain For The Dead" est une pièce plus légère et vous remarquerez, comme dans plusieurs autres d'ailleurs, qu'une voix féminine y a été ajoutée et cette particularité est très bien dosée à travers l'album. Le morceau suivant amène la voix d'un autre invité de marque. Il s'agit de Hansi Kürsch (Blind Guardian) et "Winds Of Destination" lui rend bien justice, sa voix étant très à propos. Le deuxième solo de cette pièce nous démontre encore une fois la grande versatilité de ces musiciens car la saveur néo-classique en est la caractéristique principale. L'influence de Yngwie Malmsteen est marqué dans celui-ci, tout comme dans l'un des solos de "Late Redemption". Les deux guitaristes en font d'ailleurs mention sur le site officiel de ANGRA. "Sprouts Of Time" nous retourne au Brésil et son ambiance est très riche. La pièce "Morning Star" est l'une de celle qui porte certaines couleurs de DREAM THEATER tout en étant très unique en son genre. Le côté "Heavy" reste très présent dans celle-ci et c'est la différence que propose ANGRA dans son approche progressive. "Late Redemption" nous ramène au Brésil, la guitare classique nous introduisant bien aux saveurs du pays. La dernière partie, avec "Gate XIII", est une reprise des moments forts de chacune des pièces de Temple Of Shadows, sauf que celles-ci sont reprises de façon orchestrale. Il faut être bien à l'écoute pour en discerner le tout.


Inutile de vous dire que j'ai été très impressionné par ce CD et que par le fait même, je vais redescendre dans le temps pour explorer les trésors que pourraient me réserver ce groupe. Si vous prévoyez acheter ce disque pour en faire l'essai, je vous propose fortement la version accompagnée d'un DVD complet de la tournée "Rebirth", enregistré en 2001 à Sao Paulo. Vous n'y verrez que du feu!!!


  Note de MU : 9.5/10 Note des Membres : --/10  

 Auteur : Julien Bazile
 
Le temps est venu pour vous parler d’un nouvel opus qui risque de rester comme l’une des merveilles de cette année 2004. Pourtant, ce n’était pas forcément l’album que j’attendais le plus, étant un fan raisonnable mais pas invétéré de Angra (hormis quelques chansons mythiques). Du moins c’est ce que je croyais. Cet album m’a non seulement permis d’adorer ce groupe au plus au point, mais également de redécouvrir certains de leurs anciens titres.




Vous l’aurez compris, Angra a enfin digéré le départ d’Andre Matos et le split qui a donné naissance à Shaman. Cet album là révèle plusieurs perles inattendues, grâce à sa production hors normes, à ses arrangements minutieux mais surtout à ses compositions et mélodies hors du commun. Ajoutez à cela un Eduardo Falaschi en grande forme, sans oublier des guests tonitruants… ça ne peut que vous donner envie d’écouter l’album.




13 titres, marqués dans un métal mélodique speed/power traditionnel auquel Angra nous avait habitué par le passé. Mais le tout en mieux, avec des approches progressives et folkloriques très enrichissantes.




Deus le Volt! & Spread your Fire : 2 pistes en 1 chanson, la première étant la traditionnelle intro, installant déjà cette atmosphère particulière qui ne manquera pas de monter au fur et à mesure de l’album. Puis vient le plat de résistance… une réussite, d’ores et déjà, pour moi l’une des meilleures de l’album. Alliant speed efficace et mélodie accrocheuses, riffs sérieux et chœurs glorieux, avec un Edu déjà au sommet de son art. Structure irréprochable, composition sans défaut, ce titre a tout d’un tube qui restera haut dans mon cœur pendant plusieurs années.




Angels and Demons : La précédente étant un tube, que dire de celle-ci ? Je l’adore encore plus, tout simplement, peut-être bien s’agit-il là de ma préférée d’un opus monumental. Je ne vais donc pas tarir d’éloges sur ce petit chef d’œuvre mélangeant parfaitement le côté power et cette forte touche progressive unique développée par le nouveau Angra. Une intro agressive et léchée dans les plus fins détails, un refrain unique qui laisse place à une certaine puissance dans les intermèdes avant un solo parfait, ni trop poussé ni trop simple. Et le reste… excellent ! Inutile d’entrer dans des détails trop techniques, le mieux est de l’écouter pour comprendre.




Waiting Silence : On reste plus que jamais dans cette ambiance prog, ce titre nous plonge d’ailleurs encore plus profondément dans cette atmosphère spéciale portée d’emblée par l’intro. Chanson très calme, très apaisante, sur laquelle Edu laisse éclater toute sa diversité vocale. Le point fort se trouvant au niveau du solo, avec un Kiko Loureiro visiblement fort inspiré qui nous offre de véritables performances de choix sur cet exercice. Celui-ci étant plus « cosmique » disons, mais d’une pureté d’exécution sans pareille.




Wishing Well : Une mid-tempo, la deuxième de suite, que l’on peut qualifier de semi-ballade. Mais quelle beauté ! L’une de mes préférées là aussi (même si j’ai l’impression de n’avoir que des préférées sur cet album). Je l’ai beaucoup écoutée, beaucoup chantée aussi, sans vraiment me lasser. Puissance mélodique à son maximum et émotion sont au programme d’un titre qui semble se contenir volontairement dans un « calme » relatif. A noter qu’elle renferme l’un des meilleurs refrains pour ballade qu’il m’ait été donné d’entendre ces derniers temps.




Temple of Hate : Peut-être l’hymne heavy-speed de cet album, un grand moment de metal ! Très Gamma Rayesque (excusez le néologisme mal placé), mais c’est on ne peut plus normal vu qu’on a droit à un invité plus que spécial : le mythique Kai Hansen (Gamma Ray, ex-Helloween) en personne. Et on peut dire que seule sa présence suffit à insuffler un caractère particulier et différent à ce morceau, qui ainsi dévie légèrement du « concept musical » voulu par cet album sans pour autant trop s’en éloigner. A noter qu’Edu n’est pas en reste, bien au contraire, rendant parfaitement la pareille à un Kai toujours fringant. Bref un pur cocktail explosif à déguster sans modération !




The Shadow Hunter : Attention, épique ! Le titre le plus long de l’album (plus de 8 minutes) mais sûrement pas le moins intéressant. Et pourtant c’est peut-être celui que j’ai le moins accroché. Intro très folk à tendance flamenco, le ton est ainsi lancé pour un son à part qui reste malgré tout excellent. Je reste persuadé que je l’adorerai au fil du temps et des écoutes, tant les ingrédients y sont réunis pour que je sois tôt ou tard ébahi. Et, au risque de me répéter, la voix de Edu y est tout bonnement superbe, offrant son large potentiel sur une chanson remplie de changements de rythme.




No Pain for the Dead : Une sorte de sœur jumelle de la précédente, plus courte et plus « ballade » aussi. Moins progressive et moins propice aux variations que sa consoeur, elle n’offre pas moins tout un bonheur pour les tympans. Et attention, car elle comporte elle aussi un guest… féminin cette fois-ci, en la personne de Sabine Edelsbacher, la chanteuse de Edenbridge. Très belle voix cristalline pendant un moment de calme harmonieux, sa présence est tout sauf inutile. L’une des meilleures mélodies de l’album selon moi, d’où le charme très puissant de ce titre à mes oreilles.




Winds of Destination : Un petit coup de violoncelle surprenant et puis ça speed… nous voici entrés dans une nouvelle chanson folle, qui tranche directement avec les deux précédentes par son punch plus marqué. Et, oh surprise, une voix autre que celle d’Edu surgit lors du premier couplet. Et là je suis on ne peut plus heureux car cette voix est celle d’Hansi Kürsch, le (lui aussi mythique) chanteur de Blind Guardian. Adorant Hansi, il n’est pas difficile pour moi d’apprécier ce titre à sa plus juste valeur. Mais il n’y a pas que Hansi, le ton progressif général et cette atmosphère toujours envoûtante englobent la chanson dans une qualité supérieure à la moyenne.




Sprouts of Time : Mesdames et messieurs, bienvenue au Brésil ! Le folklorique domine cette chanson accompagnée d’un piano exquis, donnant ainsi une mélodie une nouvelle fois impressionnante. Autre titre très mid-tempo limite ballade, mais loin d’être déplaisant bien au contraire. Peut-être que c’est sur titre où les arrangements sont le plus flagrants et le plus travaillés, en tendant bien l’oreille on peut remarquer que chaque instrument y est affublé d’une touche folk très originale. Un travail très intéressant qui se laisse écouter sans peine.




Morning Star : Et ce n’est pas fini, on ne voit pas le temps passer en écoutant cet album… voici venu le temps d’une autre chanson fleuve, plus de 7’30 qui viennent en parfaite conséquence de la chanson précédente. Le folk progressif se fait plus que jamais entendre mais cette fois-ci les guitares sont légèrement plus lourdes et présentes que précédemment (notamment sur le pré-refrain limite agressif ainsi que vers la 4è minute où tout devient presque heavy l’espace de quelques secondes). Or là encore Angra reste dans ce schéma « mid-tempo semi ballade » qui finalement domine l’album. De la pure beauté encore une fois, rien à redire tellement les compositions ont su être travaillées au maximum pour nous éviter une lassitude qui aurait pourtant été simple à provoquer dans ce style.




Late Redemption : La fin s’approche, voici le dernier titre « chanté » de l’album. La plus ballade de toutes je dirais. Nous voici rendu avec un pur bijou. Elle fait partie de mes coups de cœur, peut-être que la présence d’un artiste brésilien très connu localement y est pour quelque chose. Milton Nascimento, tel est son nom, apporte sa voix unique ainsi qu’un accompagnement guitare acoustique qui donnent toute une ampleur au travail de composition ainsi qu’à la voix d’un Edu explosif. Comme le témoigne ce passage pré-solo (après une splendide montée violons-basse) où le jeune chanteur se révèle plus que jamais, confirmant ainsi un potentiel spectaculaire. A noter que les paroles sont moitié anglaises, moitié portugaises, ce qui est loin de gâcher le tout.




Gate XIII : Pour finir, nous avons droit à une cerise sur un gâteau plus que succulent. Un instrumental exceptionnel, d’une richesse mélodique purement astronomique, à en faire pâlir les Danny Elfman ou autres Howard Shore. Vous l’aurez compris : on se croirait définitivement entré dans un film, sorte de conclusion ou de résumé de l’album qui reprend différentes mélodies de certains des 12 titres les « mélangeant » de manière subtile pour obtenir une potion plus que magique. Et le tout visiblement sans forcer, tant ces sons semblent sortir « simplement » de mes enceintes.




Nous sommes en décembre, et « Temple of Shadows » risque bel et bien d’être élu meilleur album 2004 en ce qui me concerne. Album à coup sûr entré dans mon top 10 à vie tellement il m’envoûte constamment et toujours plus depuis ma première écoute il y a quelques semaines. Ajoutez à tout ce que j’ai dit des paroles plus que subtiles car, lorsqu’on les lit, on se rend compte qu’il y a une histoire derrière cet album. Et oui, c’est ce qu’on appelle un album concept, ce qui ne saute pas aux yeux de premier abord mais ce qui donne une profondeur supplémentaire à l’ensemble. Je voudrais terminer sur une dernière note : merci Edu ! Etant moi-même chanteur amateur, je peux vous dire qu’en écoutant sa voix ici il est entré dans le « cercle fermé » de mes modèles à suivre. Angra a peut-être perdu Matos, mais ils ont récupéré un autre génie du chant, croyez-moi…


  Note de MU : 9.4/10 Note des Membres : --/10  

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