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 Groupe: Catuvolcus
 Album: Terres de Sang (2010)
Note:
8.5/10
Style : Métal Noir Gaulois

Compagnie : Indépendant

Format : EP

Liste des pistes :

01. Exobnos
02. Vercingétorix
03. Terres de Sang
04. Vae Victis
05. L’hymne des âges
06. Tavso
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 Auteur : Pierre-Yves Bédard
 
Pierre-Yves Bédard
Catuvolcus est une formation originaire de Warwick qui œuvre dans un style assez particulier. Elle se décrit comme faisant du Métal Noir Gaulois, genre assez unique dans notre belle province. Après un démo en tant que ‘’one man band’’ en 2008 et un album complet en 2009 sous la forme d’un groupe, elle revient cette année avec le EP dont il sera question dans les prochaines lignes. À noter que Segomaros, est redevenu le seul maître à bord. Par contre, il a su s’allier avec des musiciens de talent comme Matrak (Chasse-Galerie, Mêlée des Aurores, Culte D’Ébola (RIP)) et Maxime Côté. La question à se poser est sans aucun doute : est-ce que malgré une prémisse invitante, Catuvolcus réussira à se hisser au sein d’une scène Black/Folk/Épique qui bourgeonne de plus en plus?

La première chose qui saute aux oreilles lors de l’écoute de ‘’Terres de Sang’’ est toute l’ambiance et l’atmosphère mise en scène. En effet, les Gaulois, qui sont l’inspiration principale dans le cas présent, étaient un peuple guerrier en constante lutte contre les Romains et c’est avec brio que toute cette haine, cette soif de sang et cette adrénaline coulant dans les veines des combattants sont transmises à l’auditeur par plusieurs moyens. Tout d’abord, ‘’Exobnos‘’et ‘’Tavso’’ occupent respectivement les rôles d’intro et d’outro et, fait intéressant, ces dernières ne servent pas seulement à écouler du temps ou à inclure des passages instrumentaux. Plus précisément, le premier titre met la table pour le reste de l’album. En quelques secondes, il transporte l’auditeur sur un champ de bataille en pleine éclosion. Inversement, la dernière pièce expose un moment paisible que je me permets d’interpréter comme le calme après la tempête, ce qui a pour effet de réduire la pulsation cardiaque de celui qui porte les écouteurs. Dans le même ordre d’idées, tout au long de l’expérience sont parsemés des moments que je pourrais qualifier ‘’d’ambiants’’, ce qui assure une continuité et garde l’esprit et le contexte bien spécial du EP bien vivants.

Entre les deux morceaux discutés ci-haut, Catuvolcus propose une expérience des plus divertissantes. Le trio expose une intensité délectable digne des plus grandes guerres gauloises. Aux guitares, Segomaros et Maxime Côté mettent en œuvre des mélodies à la fois puissantes qui, oui, comportent certains éléments pouvant être associés au Métal Noir, mais qui ont aussi un petit quelque chose d’à la fois festif, inspiré et conquérant qui leur donnent une originalité assez impressionnante. Même après au-delà de 15 écoutes, je trouve le travail des guitaristes intéressant à visiter et je me surprends souvent à fredonner un riff de ‘’Terres de Sang’’. Par ailleurs, les deux instruments se suivent de près sans toujours jouer la même partition, ce qui crée une musique cossue et sans temps mort. À la basse, Matrak est bien présent, mais ne se démarque pas vraiment de l’ensemble musical, ce qui me fait sourciller quelque peu. Il me semble que son instrument aurait pu être davantage exploité par le compositeur, considérant tout ce que ce dernier peut apporter en terme de profondeur. Malgré tout, le résultat n’en demeure pas moins excellent. En ce qui a trait à la batterie, elle est en grande partie responsable de toute la puissance que dégage la musique du Warwickois. Elle induit une énergie monstre qui augmente d’un cran la vigueur et le côté ravageur des créations de Segomaros. Parlant du maître d’œuvre, ce dernier offre une performance plus que respectable aux vocaux. Son ton à la fois sec et robuste cadre totalement avec le concept Noir/Guerrier. De plus, il délivre de belle façon et avec beaucoup de conviction le message destructeur porté par les paroles. Sa participation est placée à l’avant-plan et lorsque je ferme les yeux, j’ai l’impression qu’il est à quelques centimètres de mon visage en train de scander ses hymnes de combat. Il lui arrive même parfois d’y aller d’une voix plus propre et héroïque et je dois dire que l’effet est bien réussi.

Un autre aspect qui mérite d’être exploré est la qualité sonore de ‘’Terres de Sang’’. Ayant écouté son prédécesseur maintes et maintes fois, je m’attendais à la même sonorité crasseuse qui est, qu’on le veuille ou non, une caractéristique principale du Métal Noir. Coup de théâtre, dès que les premières notes de ‘’Vercingétorix’’ se mirent à résonner, les deux bras me sont littéralement tombés. Certes, l’esprit minimaliste fut complètement écarté, mais la qualité est extraordinairement bonne. Segomaros a décidé d’investir grandement dans tout le processus studio et le jeu en vaut amplement la chandelle.

En résumé, avec ‘’Terres de Sang’’ le groupe de Warwick démontre qu’il est bel et bien capable de jouer du coude violemment dans les tranchées. Il fait un pas de géant vers l’avant dans sa progression artistique et ces efforts seront assurément récompensés dans un futur rapproché. En effet, ses textes, sa musique et son concept se démarquent intelligemment de ce qui se fait présentement. À voir comment un simple EP peut faire une onde de choc de la sorte, il m’est presque impossible d’être déjà impatient pour un pleine longueur. À partir de maintenant, le mot ‘’gaulois’’ ne doit plus être associé à Astérix et Obélix, mais bel et bien à Catuvolcus!


Les prisonniers DÉCAPITÉS…démembrés
Leurs corps momifiés
Leurs têtes gardées
Au cou de nos montures
Que les traditions perdurent


  Note de MU : 8.5/10 Note des Membres : --/10  

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