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 Groupe: Charlotte Gainsbourg
 Album: IRM (2009)
Note:
6.0/10
Style : Pop ambiant

Compagnie : Because Music

Format : CD

Liste des pistes :

1. Master's hands

2 IRM

3 Le Chat du café des artistes
4 In the end

5 Heaven can wait

6 Me and john doe

7 Vanities

8 Time of the assassins

9 Trick pony

10 Greenwich mean time

11 Dandelion
12 Voyage
13 La Collectionneuse

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 Auteur : Léa Chantereau
 
Lorsque l’on regarde la pochette d’un CD, on y voit généralement le nom de l’album et celui de l’artiste. Ici, IRM et Charlotte Gainsbourg. Sauf que selon toutes vraisemblances, Charlotte Gainsbourg n’est pas une chanteuse, et c’est là que le mat blesse. Elle évoque elle même souvent dans ses entretiens avec la presse ce sentiment d’etre une impostrice. Eh oui, ici, on nous vend son image, ce qu’elle représente (elle est la fille de Serge Gainsbourg et Jane Birkin) et non sa voix. Car derrière tout cela est caché Beck, compositeur américain de génie (après les français de Air pour l’album 5 :55 en 2006, la Charlotte sait s’entourer de beau monde), Beck qu’on entend d’ailleurs sur Heaven Can Wait. Passons outre ces considérations de marqueting pour nous attarder sur la musique.

Étant donné que l’on nous vend un album de Charlotte Gainsbourg comme chanteuse, évoquons d’abord la voix, son traitement et l’impression que tout cela laisse: les effets utilisés sont nombreux (parlophone, réverbe…), elle est très souvent doublée, au même octave ou au supérieur (Dandelion, Master’s Hand et j’en passe) et est méconnaissable sur Me and John Doe et Trick Pony. Ces modifications perpétuelles de la voix ne sont sûrement pas une volonté de diversification, mais paraissent plutôt comme un effort pour rattraper son manque de profondeur et d’épaisseur. Alors oui, certains diront qu’il y a une belle fêlure, qu’elle a une voix intéressante mais elle tremble plutôt qu’elle ne fait de vibrato (Vanities), et manque clairement de souffle. Personnellement elle ne me touche pas, non pas parce qu’elle n’a pas de puissance (Beth Gibbons, la chanteuse de Portishead n’est pas non plus une chanteuse dite à voix, et pourtant elle amène vers d’autres horizons) mais parce que l’on a la vague impression qu’elle ne peut faire que cela: susurrer. La phase parlée de La Collectionneuse est donc parfaitement logique: Charlotte Gainsbourg est une bonne narratrice, mais pas une chanteuse.

Les chansons d’IRM, en français ou en anglais, sont un mélange de différents genres plutôt nord américains, comme la balade folk (Time of the Assassins), la pop (Heaven Can wait), le blues et la country (Dandelion), ou encore l’électronique (Greenwich Mean Time).
Passons aux arrangements, qui sont bons et parfois surprenants ici, ils sonnent vraiment Beck: une batterie brute très 70’s, de la guitare électrique qui arrive ça et là, une utilisation pertinente des cordes, qui peuvent apporter une très grande douceur à la chanson (In the end) ou au contraire la rythmer, comme sur la reprise réussie du québécois Jean-Pierre Ferland, Le Chat du Café des Artistes, plus sombre que l’originale. On peut sur la chanson éponyme IRM, entendre des bruits de vrais scanners, éléments de la vie de charlotte Gainsbourg (elle avait subi une hémorragie cérébrale en 2007, puis de nombreux examens).
De plus, les mélodies peuvent etre douces et touchantes (In The End, La Collectionneuse), mais restent souvent assez simples, comme sur Greenwich Mean Time ou Voyage, dont les paroles n’ont en passant ni queue ni tête : elles ressemblent à un cadavre exquis, si cher aux surréalistes, je cite : « voyage au bout de la nuit, plumes sauvages, le mirage, kérosène, au grigri, rattle snake, cadillac… ». Mouais.

IRM est donc un album que l’on peut écouter avec plaisir, mais aucune chanson n’est vraiment touchante et rien ne parvient véritablement à tirer l’ensemble vers le haut. Le coté novateur et inspiré de Beck, qu’il nous a offert par le passé, semble ici étouffé, et il ne réussi que péniblement à tirer la tête de son interprète de l’eau.


  Note de MU : 6/10 Note des Membres : --/10  

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