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 Groupe: Fairyland
 Album: Of Wars in Osyrhia (2003)
Note:
7.5/10
Style : Power Metal

Compagnie : NTS

Format : CD

Liste des pistes :

01. And So Came the Storm  
02. Ride With the Sun  
03. Doryan the Enlightened  
04. The Storyteller  
05. Fight for Your King  
06. On the Path to Fury  
07. Rebirth  
08. The Fellowship  
09. A Dark Omen  
10. The Army of the White Mountains  
11. Of Wars in Osyrhia  
12. Guardian Stones (Bonus: Japon)  
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 Auteur : Julien Bazile
 
Qui a dit que la France n’était pas un pays propice au metal mélodique ? Après avoir connu l’émergence de Heavenly, l’explosion de Manigance, la confirmation du talent d’Adagio, voici venu le temps de quelques éclosions bienvenues. Outre Invictus, l’année 2003 nous a offert les débuts prometteurs d’un autre groupe français à la musique très épique et filmique : Fairyland. Un groupe que beaucoup ont hâtivement comparé à Rhapsody, certains même les taxant de « copie » du combo italien. Pourtant, Fairyland est bien loin de n’être que cela, leur musique offrant aux amateurs attentionnés de metal mélodique une certaine fraîcheur qui va bien au-delà des critiques qu’on a pu faire sur eux.




Ce groupe du sud de la France a été formé par Willdric Liévin (qui a aujourd’hui quitté le groupe) et Philippe Giordana, les deux principaux compositeurs du premier album. Se sont ajoutés à eux le guitariste Anthony Parker (ex-Heavenly) et l’excellente chanteuse espagnole Elisa C. Martin (ex-Dark Moor, qui elle aussi a quitté le groupe pour se consacrer à son nouveau projet : Dreamaker). Bref, une formation de départ assez solide pour un premier album complet : « Of Wars in Osyrhia ».




Album qui m’a étonné. Assez positivement. Et ce dès ma première écoute. Evidemment que, au départ, la composition et l’arrangement très symphonique des morceaux m’ont rappelé Rhapsody. Mais bien vite j’ai compris que ce jeune groupe avait aussi cette touche personnelle qui rend une formation unique. Je veux vous convaincre avec deux exemples. Le 1er : les sons très filmiques et épiques du clavier de Philippe, assez uniques et exceptionnels qui n’ont finalement que très peu de points communs avec le travail d’Alex Staropoli. Un son plus personnel, plus direct et simple parfois, mais pas moins accrocheur. 2ème exemple : le travail vocal, tant au niveau de la voix unique et peu banale d’Elisa mais aussi par rapport aux chœurs glorieux qui explosent fréquemment au fil des titres. Parfois trop grandiloquents, certes, mais dois-je rappeler que Fairyland n’a pas l’expérience ni la production d’un Rhapsody ? En tout cas, ceux-ci me gênent peu ou pas, tant on les assimile de plus en plus facilement au fil des écoutes. Vous verrez, c’est véritablement un album qui se bonifie au fil des passages entre nos oreilles !




Les chansons sont-elles à la hauteur ? Evidemment que oui. De très belles mélodies, voilà ce que je retiendrai en premier lieu. Je ne vais pas vous reparler des arrangements clavier que je trouve assez exceptionnels, ni même de la voix d’Elisa que j’adore ; mais outre cela certaines structures de chanson sont superbement amenées. Le travail de composition a été très bien peaufiné, et on doute parfois qu’il s’agit là d’un premier opus. Les chansons incontournables sont pour moi « A Dark Omen » avec laquelle j’ai découvert le groupe, un pur chef d’œuvre qui n’a rien à envier aux meilleures titres du genre metal mélodique épique ; « Rebirth » qui est peut-être objectivement l’une des meilleures ballades metal de l’année dernière, avec là des chœurs qui vous mettent très vite en émoi ; mais aussi « The Fellowship » qui avec le temps est devenue ma préférée tout simplement, avec notamment un très bon break solo clavier/guitare. A noter que ces 3 titres ont un point commun que l’on peut accorder aussi aux autres titres de l’opus : la puissance des chœurs dans un refrain explosif, ainsi est l’une des principales forces de ce jeune groupe.




Tous les autres titres valent eux aussi le coup, y compris l’épique titre éponyme à l’album qui nous transporte pendant plus de 10 minutes dans l’univers à part de ce groupe, parfait pour conclure le CD. Car, évidemment, je ne l’ai pas encore mentionné mais tout l’album est construit autour d’une saga heroic-fantasy qui se déroule à… Osyrhia ! D’où le nom de l’album, forcément ! Le titre « Guardian Stones » est également à mentionner, assez speedé par moment et très rythmé par une mélodie accrocheuse… et pourtant ce n’est que le bonus track japonais (titre que j’ai récupéré presque par hasard, et que je ne regrette pas) ! Autre chanson que je veux mentionner : l’instrumental « The Army of the White Mountain ». Si Peter Jackson l’avait entendue, il l’aurait peut-être incorporé à la BO de Lord of the Rings. Exactement le style de son qui pourrait servir dans une soundtrack de film héroïque ou même science-fiction.




Ainsi le parallèle avec Rhapsody me semble maladroit. Certes ils sont dans le même style « epic symphonic metal », mais Fairyland c’est déjà autre chose. De toute façon, point de vue incomparable avec Rhapsody : le chant, Elisa n’ayant pas une approche à la Fabio (à moins que mes oreilles aient un gros problème) ; et la guitare, Anthony Parker ne jouant pas vraiment comme un Luca Turilli (qui de toute façon reste à part dans son style). Fairyland a réussi là avec son premier opus une production jeune et rafraîchissante dans un monde où les groupes ont tendance à se répéter. Certes tout reste largement perfectible, les compositions bien que souvent irréprochables dans leur forme nous rappelant parfois qu’il s’agit bien ici d’un groupe qui ne fait que commencer sa carrière (que j’espère longue et fructueuse) dans un univers metal français et européen qui a besoin d’eux. Le style qui est le leur devrait selon moi les amener à une progression constante et exponentielle.




Espérons donc que le deuxième album sera encore meilleur, et ce malgré le changement de line-up : le co-compositeur ayant quitté le groupe après visiblement une dispute interne. Mais c’est surtout le départ d’Elisa qui aurait tendance à m’inquiéter, tant elle a su insuffler son style de chant assez personnel pour le coller parfaitement au son du groupe. Puis imaginez la pression qu’aura le nouveau chanteur : Elisa n’est pas n’importe qui et la remplacer ne sera pas chose aisée. Mais ayons confiance, et attendons la suite avec impatience (probablement en 2005) !


  Note de MU : 7.5/10 Note des Membres : --/10  

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