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 Groupe: Sui Caedere
 Album: Thrène (2009)
Note:
8.7/10
Style : Black Metal

Compagnie : Sepulchral Productions

Format : CD

Liste des pistes :

01. Intro
02. Prélude triste
03. Sérénade triste
04. Le spectre
05. Le mort silencieux
06. Le cercueil
07. Le soulier de la morte
08. Le vaisseau d'or
09. Outro
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 Auteur : Pierre-Yves Bédard
 
Pierre-Yves Bédard
Ah! comme la neige a neigé!
Ma vitre est un jardin de givre.


Tout le monde a déjà entendu ces deux vers et connaît le célèbre poète québécois qui les a écrits: Émile Nelligan. À dix-neuf ans seulement, ce dernier fur interné dans un asile pour dégénérescence mentale, un type de schizophrénie incurable. Plusieurs hommages populaires furent faits à notre écrivain national, mais celui dont il sera question dans les prochaines lignes se veut très peu orthodoxe. En effet, par l’intermédiaire de Sepulchral Productions, Sui Caedere, a décidé de faire revivre l’œuvre du québécois en lui ajoutant une touche de Métal Black/Doom Torturé.

Tout d’abord, avant même d’avoir enlevé le plastique recouvrant le boîtier, il est déjà possible de se faire une petite idée de l’apparence qu’aura l’œuvre qui s’échappera de nos écouteurs. En effet, le nom du groupe en dit beaucoup sur l’orientation que prend sa musique (Sui Caedere signifiant Suicide en latin). Certes, Nelligan connut un succès monstre suite à son décès et c’est cette partie de sa vie qui ressort habituellement à prime abord, mais lorsqu’on s’intéresse vraiment à l’histoire de cet artiste et qu’on lit ses poèmes attentivement, nous remarquons très vite que les quatre murs de sa vie étaient peints de noir.

C’est donc avec brio que la formation québécoise exploite ses écrits en recréant une atmosphère digne du psychisme du pauvre individu qui fut interné pendant quarante-deux années sans pouvoir achever son projet de vie. Le travail de composition musicale qui fut effectué pour chacune des pièces se veut un effort de maître. Plus précisément, Morphee est assez impressionnant à la batterie. Même s’il ne délivre pas une performance hors du commun au niveau technique, ce qui est normal pour ce style de musique, sa contribution vient dicter la direction que prennent les chansons. On ne pourrait d’ailleurs passer sous silence les doubles bass drum qui sonnent comme une tonne de brique à chaque fois que le marteau vient percuter la peau tendue de ces derniers avec une régularité sans reproche. Dans un autre ordre d’idées, il est tout aussi remarquable à la guitare. Cette dernière produit un son clair et tranchant qui transmet bien les mélodies qui sont variées et délectables. Concernant la partie vocale, Monarque se dépasse. Il livre chaque mot écrit de la plume de Nelligan avec énormément d’émotion et de passion. On y découvre même un peu plus son côté théâtral tout au long de l’écoute, mais encore plus lors de passages ténébreux où il ne fait que gémir et pleurer comme s’il était en train d’agoniser. Par ailleurs, sa voix est voilée par un effet sonore, ce qui fait en sorte qu’on ne le reconnait pas nécessairement à prime abord. On n’a donc pas l’impression d’écouter un disque de Monarque, mais bel et bien un effort complètement différent exposant l’étendue de son talent. Concernant la basse, elle ne se démarque pas nécessairement étant donné l’intensité et la place que prennent de la batterie et la guitare, mais remplit tout de même son contrat en ajoutant une lourdeur appréciable en tous points.

Un autre item qui agrémente l’expérience est la variété des chansons. Elles auraient toutes pu être lentes et langoureuses ou agressives et rapides, mais Sui Caedere a su trouver un équilibre entre les tempos, ce qui ne donne pas l’impression que les pièces sont toutes identiques ou trop différentes les unes des autres. De plus, les liens entre ces dernières sont bien construits, ce qui donne l’impression que l’opus est un tout uni et non pas une farandole éparse.

En résumé, avec «Thrène», Sui Caedere vient rendre un hommage assez exceptionnel à un poète qui le mérite amplement. En effet, c’est dans une ambiance noire, dépressive, brumeuse et suffocante que les Québécois offrent les poèmes d’Émile Nelligan à leur façon. Sa capacité de composition est sans reproche et inspirée, ce qui donne un résultat qui vaut vraiment la peine d’être exploré par les amateurs du genre et même ceux qui désirent s’aventurer sur cette route sombre, mais attrayante.

Qu'est-ce que le spasme de vivre
Ah la douleur que j'ai que j'ai!



  Note de MU : 8.7/10 Note des Membres : --/10  

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