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 Groupe: Bloodbath
 Album: The Fathomless Mastery (2008)
Note:
8.3/10
Style : Death Metal

Compagnie : Peaceville Records

Format : CD

Liste des pistes :

01. At the Behest of Their Death
02. Process of Disillumination
03. Slaughtering the Will to Live
04. Mock the Cross
05. Treasonous
06. Iesous
07. Drink From the Cup of Heresy
08. Devouring the Feeble
09. Earthrot
10. Hades Rising
11. Wretched Human Mirror
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 Auteur : Pierre-Yves Bédard
 
Pierre-Yves Bédard
Depuis l’annonce du retour de Mikael Åkerfeldt (Opeth), le «Superstar Line-Up» suédois ne cesse de multiplier les bonnes nouvelles. Tout d’abord, la sortie du EP «Unblessing The Purity» en Mars dernier vint réveiller les amateurs avides de Death Métal de la sorte depuis plus de quatre ans en présentant quatre excellentes chansons. Par la suite, le CD/DVD «The Wacken Carnage», contenant la seule performance sur scène de l’existence du groupe eut l’effet d’une bombe atomique à travers toute la communauté qui rêvait de voir ou de revoir ce spectacle. Finalement, l’annonce d’un troisième album studio, qui se veut le sujet de cette critique, fut faite. Si un prix pour les artistes les plus productifs en 2008 devait être décerné, Bloodbath ferait assurément partie des nominés. Par contre, avec autant de projets en une seule année, il s’expose à certains risques, notamment l’effet de «dilution».

Au cours de toutes ces années de carnage, Bloodbath s’est toujours démarqué des formations du même genre tout en gardant une touche quand même assez «Old School». Plus précisément, ils n’ont jamais essayé de réinventer la roue ou d’adopter un style tangentiel risquant ainsi de décevoir son public. Encore une fois, dans «The Fathomless Mastery», l’histoire se répète. La violence et la brutalité sont encore au premier plan tout au long de l’écoute. De plus, l’antichristianité exploitée depuis longtemps est d’autant plus présente et le fait de la mélanger avec une touche de «gore» donne des résultats qui sont surprenants au niveau lyrique.

Dans un autre ordre d’idées, au niveau musical, tout ce qu’un amoureux du groupe souhaite entendre lorsqu’il insère le disque compact dans son lecteur se trouve bel et bien sur cet opus. Tout d’abord, la guitare ne se fait pas prier pour prendre sa place. Elle est en avant-plan et donne le ton à chaque pièce dans toute sa lourdeur, sa rapidité et sa sonorité grave, sauf quand un des deux guitaristes se lance dans un solo. Par contre, la trame de fond reste toujours là et écrase littéralement les neurones de celui qui porte les écouteurs. Par ailleurs, la voix de Mikael Åkerfeldt, toujours aussi grasse et gutturale, ajoute beaucoup de profondeur et est idéale pour passer un message aussi lugubre. De plus, sa versatilité en tant que vocaliste se traduisant par sa capacité à saccader les mots à l’extrême ou à les allonger à sa guise vient renchérir considérablement sur ce que produisent ses compatriotes avec leurs instruments. En ce qui concerne la batterie, elle ne se fait pas discrète, mais la vélocité des rythmes qu’elle induit est plus lente qu’à l’habitude. Certes, Bloodbath n’est pas de ceux qui n’ont jamais de bouts lents dans leur musique, mais on dirait que ces derniers se font plus présents qu’auparavant et alternent avec les passages plus rapides, ce qui casse en quelque sorte l’ambiance à répétition. Par le fait même, un certain monochromisme se fait ressentir. Les pièces ont leurs différences, mais elles ne sont pas vraiment significatives, donc lors des premières écoutes, elles sont très difficiles à différencier les unes des autres. Par contre, ce défaut peut aussi se transformer en qualité, car l’album forme un tout qui coule bien sans arrière-goût amer.

Au niveau plus matériel, il serait péché de ne pas glisser un mot sur la pochette. Elle fut conçue par Dusty Peterson, qui créa aussi la couverture d’«Unblessing The Purity». Selon l’artiste, son œuvre a un côté assez biblique étant donné le penchant antichrétien des paroles. Elle serait inspirée des œuvres de Gustave Doré, célèbre peintre Français et aurait une approche semblable à la fameuse toile «The Last Supper» de Léonardo Da Vinci en représentant différents personnages ayant tous une mimique unique.

En résumé, Bloodbath revient avec un effort de qualité sans toutefois être extraordinaire. Il peut sembler manquer un peu d’inspiration au niveau musical, mais il s’apprivoise bien. Sans toutefois être le coup d’éclat du siècle, ce troisième album studio n’est pas non plus dépourvu de personnalité. Une chose est certaine, «The Fathomless Mastery» donne le goût de se garrocher la tête première dans tous les murs de la maison avec ardeur et sans retenue… quitte à baigner dans son propre bain de sang après les 41 minutes et 42 secondes de totale destruction.


  Note de MU : 8.3/10 Note des Membres : --/10  

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