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07:06:06 - Skinny Puppy

Photos du spectacle

Compte-rendu du spectacle
Spectacle: 6 juin 2007 - Spectrum de Montréal
Organisateur: Groupe Spectacles Gillett
Photographe: Patryk Pigeon
Compte-rendu: Sebastien Leonard

Je dois être honnête dès le départ, c'est avec des yeux et des oreilles de métalleux que je me suis rendu au Spectrum en ce mercredi grisâtre. Comme plusieurs de ma génération (25-30 ans), j’ai écouté cette curiosité électro qu’étaient les Puppy à l’aube des années ’90. Je crois même avoir possédé une cassette (!!!) d’eux. Même si j’aime bien danser dans les soirées électro-gothiques du Saphir et du Passeport et que je suis un fan inconditionnel de NIN (je sais, on est loin du darkwave!), je n’ai pas vraiment porté attention à ce qui se fait dans le genre. Ma grande curiosité était de voir de quoi étaient capables ces légendes aujourd’hui mais surtout, comment on peut transposer ce genre de musique sur scène. Par quel mot je décrirais cette soirée? Originale! N’étant pas encore convaincu de la pertinence de la performance de Otto Von Schirach, je ne peux assurément pas remettre en question sa singularité. Quand on voit débarquer sur les planches, un jeune habillé d’un costume en noir et blanc aussi moulant et kitch qu’un Superman bon marché, cape et petit masque à la Robin (ou même Zoro) inclus, je ne sais pas si je dois me tordre de rire ou admirer son audace. Coté musique, il nous sert, seul, accompagné de ses consoles, une musique électronique saccadée, tantôt rythmée, tantôt violente accompagnée d’un chant crié trafiqué d’effets sonores. Quant à la présence scénique, notre superhéros en herbe vient à quelques reprises sur le devant du stage mais nous tourne souvent le dos et doit constamment retourner préparer ses prochaines séquences. Il a donc peu de temps à consacrer au public, quoiqu’il faille le voir brandir son épée-jouet illuminée, digne d’un sapin de Noël, de façon épique. Était-ce une parodie du légendaire ridicule de Manowar? On ne le saura sûrement jamais. En conclusion, j’ai trouvé, somme toute, sa musique intéressante mais sûrement plus à sa place dans un club noir et caverneux devant un bon scotch whisky que dans une salle de concert avec plein de spectateurs immobiles.


Ce n’est vraiment pas le trio White Mice qui nous ramène en terrain connu. Il nous assène de ce que je pourrais qualifier d’hardcore industriel expérimental. Les trois gars ayant un masque de souris sur la tête basent leurs compositions sur les tempos de la batterie, avec une scie ronde à la place d’une cymbale, au style nerveux mais répétitif et les sonorités industrielles de leur miniconsole. La basse étant hyper distorsionnée et le chant (hurlement) des plus linéaires, le tout manque sérieusement de mélodie et devient vite lassant. Pourtant amateur de grind, de death et de toutes musiques extrêmes, le tout me semble plus du bruit en continu qu’autre chose et ce n’est pas en restant vissées à leur endroit respectif que les souris blanches vont me rallier à leur cause. S'il y a preneur, moi je passe mon tour.


Deux draps blancs tachés de peinture rouge, tendus en coin, à notre gauche. Une batterie surélevée au centre. Un petit enclos de claviers et d’ordinateurs tout aussi surélevé à notre droite et un écran géant derrière le tout. Voici le stage fin prêt pour le concert tant attendu de Skinny Puppy par une foule qui remplit presque le Spectrum. Les lumières s’éclipsent peu à peu et l’intro se fait entendre, annonçant l’arrivée imminente du trio. Le drummeur et le claviériste sont les premiers à nous faire l’honneur de leur présence et qui entament la première pièce. Ce n’est pas avant les premières notes de chant que l’on remarque l’ombre du chanteur derrière les draps maculés de sang (!). Tel des ombres chinoises, on peut deviner un accoutrement des plus inhabituels. Le combo choisit en début de concert des pièces plus ambiantes et très dark toujours bien accompagnées de cette voix robotique et torturée caractéristique à leur musique. Était-ce parce qu’à la troisième chanson nous n’avions que brièvement vu la tête du chanteur sortir de derrière sa cachette ou que tout le début du concert est dépourvu de pièces qui nous entraînent à bouger, que la foule, à l’exception d’un petit groupe à l’avant-centre, semble bien calme et posée? N’importe qui connaît peu ou pas Skinny ne peut s’empêcher de remarquer que des groupes comme NIN et Marilyn Manson n’ont rien inventé et qu’ils ont juste construit leur son sur les bases de ces précurseurs. La comparaison avec Manson est encore plus flagrante quand le chanteur daigne finalement sortir complètement avec son visage maquillé de blanc et de la peinture rouge qui lui recouvre les bras et qu’il s’étend sur le corps et le visage. Plusieurs tubes et fils pendent d’un peu partout de lui ou raccordent quelques parties de son anatomie ensemble. Avec l’écran qui passe en continu des images illustrant symboliquement le contenu des compositions et les stroboscopes prédominant à souhait, l’ambiance industrielle apocalyptique recherchée est réussie. Il ne manquait que quelques titres plus entraînants pour fouetter le public en transe, ce qui fut chose faite vers le milieu du show avec du matériel de leur dernière parution, Mythmaker. Tout en continuant dans la même veine pendant quelques morceaux, et malgré le regain que cela donna au spectacle, c’est à ce moment que les limitations de leur musique live furent atteintes. En dépit de tous les effets scéniques du groupe et de la qualité de ceux-ci, il n’en reste pas moins qu’il n’y a qu’un membre qui se déplace sur le stage aussi extravagant soit-il et que, vu le style de leur musique, plusieurs personnes, dont moi-même, ne savent pas si elles doivent danser, bouger la tête comme dans un show de métal ou rester sagement à l’écoute. Habitué aux shows plus rock, cette ambiance vint nuire à mon appréciation de la soirée et je ne pus m’empêcher de penser qu’il fallait vraiment que je me procure de nouveau des albums des Skinny mais que leur show, tout en étant une curiosité qui valait le déplacement, serait sûrement le dernier pour moi.

Sébastien Léonard


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