Recherche MU :


The Black Keys
[Blues/Rock]
SKATERS
[Punk Rock]
Beck
[Rock / Indy]
Young The Giant
[Rock / Indy]
>>Voir liste
Spirit Adrift
Lamb of God
Ensiferum
Sirenia
>>Voir liste
Groupes: 1308
Critiques CD: 2458
Nouvelles: 27667
Entrevues: 112

08:06:22 - Heavy MTL - Motley Crue / Disturbed / Anthrax / Voivod... et plus

Photos du spectacle

Compte-rendu du spectacle
Spectacle: 22 juin 2008 au Parc Jean-Drapeau de Montréal
Organisateur: GEG
Photographe: Patryk Pigeon
Compte-rendu: Sébastien Léonard et Sébastien Melançon

Jour deux, on commence par un groupe pas comme les autres! Si on veut parler de phénomène de foire, Death Boat en est un. Neuf membres qui ne se ressemblent en rien sauf en folie. On a droit à la sœur de Mado Lamotte au clavier, un guitariste en couche, un autre avec de fausses couilles pendantes, un squelette, des matelots qui nous lancent des t-shirts à l'aide d’un canon (puissance d’environ cinq spectateurs en profondeur). Bref n’importe quoi du début à la fin. On pourrait les qualifier d’ados qui jouent depuis peu, mais qui surtout ne savent pas du tout chanter. Cependant, les deux drummers du groupe sont très synchro, ils ne jouaient rien d’exceptionnel, mais ils jouaient ensemble. Malgré tout, l’ambiance est géniale, et ce, même en début de la journée. Il s’agit réellement d’un groupe qui ne se prend pas au sérieux, qui veut s’amuser et amuser les gens. En ouverture, j’ai trouvé que c’était parfait pour se laisser aller. Le décor était simple : une affiche à leur nom avec un petit dessin de sirène et une carte. Les éclairages sont plus visibles que la veille en ce début de journée, car le ciel est nuageux! (Heureusement, peu de pluie. Et le soleil a dominé la journée).

Je me demande vraiment ce que Your Favorite Enemies, flirtant autant avec le Emo-rock, peut bien faire dans un festival dédié au métal. Si la cause est de toucher le plus de styles possible, elle est noble et qui suis-je pour imposer mes genres. De plus, avec recherche, j’ai découvert qu’ils ont fait eux-mêmes la promotion de leur premier EP via internet. J’encourage les groupes qui se prennent en main. Ils soutiennent aussi beaucoup de causes humanitaires et c’est tout à leur honneur. Et, je dois même avouer, non sans honte, que leur musique a un petit quelque chose d’accrocheur qu'il m’arrive rarement de percevoir dans le style qui est le leur. Mais côté live, il y a du travail à faire. Surtout côté vocal. À deux reprises Alex (Foster) a parlé à la foule pendant que Miss Isabel chantait. Quand les deux poussent la note en même temps, celle de mademoiselle est inaudible et souvent ils semblent à bout de souffle et manquent de voix. J’accepte qu’Alex soit le leader mais j’ai souvent l’impression qu’il agit comme s’il était seul sur scène et ne laisse pas un millimètre d’espace à Isabel. À la limite d’être rude. Tous (musiciens compris) veulent en faire trop et la performance ne respire pas. L’énergie est là, mais mal canalisée. Je ne serai sûrement jamais fan, mais des pièces comme Open Your Eyes ont leur public, à voir le groupe restreint qui y a bien réagi.

Priestess, troisième band de la journée, personnellement plus qu’attendu à la suite de la performance précédente! Au visuel, une affiche à leur nom avec un paysage de type château et montagne (pas particulièrement beau). Le groupe s’installe, look '70 côté vestimentaire, quant au chanteur, j’ai beau être une personne qui croit que l’habit n'a pas réellement d’importance, mais ça : coupe Longueuil, chandail noir gris tellement il est vieux, agencé avec une merveilleuse paire de shorts 1/3, haut de cuisse et bleu! On pourrait croire qu’il sortait du fond d’un HLM. Niveau professionnalisme sur scène, je crois qu’en spectacle on peut faire un effort. Mais bon, avec tout ça de côté, on a droit à un excellent stoner métal avec une voix de type grunge. Pas les musiciens qui bougent le plus au monde, mais une bonne prestation. La foule les a bien reçus. Le choc de différence d’énergie musicale, comparativement au groupe précédent est très agréable. Sans être une prestation époustouflante, elle sait lancer la voie à un début de journée prometteur.

Ressortons notre look eighties, Warrant tente un retour. Le groupe, qui avait pratiquement disparu du décor, nous revient avec son line-up d’origine. C’est la pièce titre de leur premier album, Dirty Rotten Filthy Stinking Rich, qui inaugure les festivités. Warrant n’a à toute chose près que trois messages, l’amour, la fête et le sexe. Ils ont été un groupe à succès de courte durée, n'étant arrivés sur le devant de la scène qu’en 1988 et ont seulement trois disques à succès sous le bras. Ils ont quand même eu le temps de placer plusieurs succès dans le Billboard qu’ils jouent aujourd’hui, comme Down Boys, Uncle Tom’s Cabin et Machine Gun. Il est d’un grand plaisir pour ceux comme moi qui ont connu cette musique avant l’arrivée du grunge et nous vivons un beau retour dans le temps. Heaven joue de nostalgie en nous ramenant à la populaire époque des power ballades. Malheureusement, le groupe a vieilli et les années pèsent lourd sur eux. Plus particulièrement sur le chanteur, Jani Lane, qui ne peut plus chanter comme il l’a déjà fait. Des fois, le tout sonne un peu brouillon. Une prestation inégale qui joue principalement sur les souvenirs. À l’exception de ceux qui se laissent facilement embarquer par un rock facile et entraînant, si ce n’est que le temps d’un Cherry Pie qui semble mettre tout le monde d’accord, il n’est pas difficile de comprendre que ce pop-métal a laissé beaucoup de jeunes incrédules.

Drowning Pool entre en scène! Sans décor, mais avec l'envie de lancer définitivement la journée. Mission accomplie! Le chanteur est un excellent homme de scène, il communique beaucoup, fait participer la foule et surtout n’a pas la tête enflée. Il sait que le nom du groupe s’est forgé avec le chanteur précédent (malheureusement décédé) et lui rend un hommage. Il rend bien les chansons de son prédécesseur et le matériel plus récent continue sur la même voie. Un style qui est empli d’une influence nu-métal modernisée à la sauce actuelle. Le groupe rend hommage à Pantera (ils sont eux aussi originaires du Texas) en soulignant le décès de leur guitariste et en jouant une partie de Cowboys From Hell. Leurs hommages se poursuivent avec un extrait de I Love It Loud de Kiss et un de Creeping Death de Metallica. La foule se réveille finalement pour de bon. Devil horns, headbanging et un bon thrash sont au rendez-vous! Le public rend bien l’enthousiasme qui leur est donné et le spectacle ne s’en voit que de meilleure qualité. Donc, sans être un groupe qui réinvente la musique, ils nous ont offert une excellente prestation et ont mis le feu aux poudres. Petit retour sur le chanteur. Il est l’un des deux à avoir pensé à remercier les gens backstage qui ont permis la réalisation de l’évènement. Effectivement, merci à vous tous de la part de tous les métalleux qui ont pu profiter de l’évènement.

Shadows Fall a joué gros sur son dernier album, Threads Of Life en délaissant le metalcore qui l’a fait connaître, au profit d’une approche thrash old-school. Certains ont applaudi et d’autres décrié. Par contre, s’il y a une chose qui rallie tous les fans, c’est bien l’efficacité du groupe devant public. De prime abord, le frontman Brian Fair a de quoi marquer par ses cheveux en dreads qui lui arrivent aux mollets. Loin de là son seul attrait, il sait garder une foule bien en main avec une communication constante et une fougue sans pareille. Leurs deux genres musicaux cohabitent pour le mieux tout le temps de leur prestation. Les morceaux plus hardcore, comme la pièce d’ouverture The Light That Blinds, donnent un souffle plus puissant dans le « mosh pit », tandis que le coté plus mélodique de Redemption ne rebute pas les spectateurs qui « headbang » à l’écart. Le festival « Heavy » est vraiment sur sa lancée.

Ce sont nos pionniers du métal québécois, Voivod, qui assurent la continuité. Que l’on aime ou pas, la formation de Jonquière inspire le respect à tout fan de métal qui se respecte. De plus, nous assistons à leur première prestation depuis 5 ans. C’est finalement à Dan Mongrain de Martyr que revient la lourde tâche de remplacer Dennis « Piggy » d’Amour, mort subitement d’un cancer en 2005. Et tous ceux qui sont déçus de ne pas voir Jasonic (Jason Newsted, ex-Metallica) de la partie peuvent se réjouir car ce n’est nul autre que Jean-Yves Thériault, alias Blacky, qui reprend son rôle original à la basse. Avec un tel line-up, complété par Denis « Snake » Bélanger et Michel « Away » Langevin, c’est sans surprise que la totalité du show est concentré sur la période pré-Éric Forrest. Tout le monde paraît écouter ces légendes vivantes d’une façon quasi religieuse. La guitare du regretté Piggy, qui trône devant le drum, ajoute au côté solennel. Il faut que la troupe entame Tornado, de l’album Killing Technology, pour qu’un thrash digne de ce nom démarre en trombe. Il y restera jusqu’à la reprise de Pink Floyd, Astronomy Domine, qui nous est servie en dessert. À l’écoute des cris nourris qui les réclament encore et encore, plusieurs ne sont pas rassasiés et en prendraient plus. Mais bon, planning oblige, ils n’ont pas la chance de faire le rappel qu’ils auraient pleinement mérité.

C’est à un autre type de légende que nous avons droit sur la scène rouge. Après le succès d’une tournée avec les membres (presque) originaux, voilà qu’Anthrax est de retour sur les planches avec un nouveau chanteur, Dan Nelson, anciennement de Devilsize. Indians prend le public d’assaut et on n’a pas à attendre bien longtemps pour que quelques irréductibles démarrent le mosh, au grand déplaisir de certains. Même s’il fait tant de bien de réentendre des classiques, il est difficile de ne pas avoir l’impression d’être en présence d’un band hommage. Un maudit bon, je l’avoue, et qui a en plus la chance de se payer les services d’un Scott Ian en pleine forme et d'un Charlie Benante derrière les fûts. Pourtant, ils ont recours à Rob Caggiano qui avait fait un excellent travail sur We’ve Come For You All et la tournée subséquente et on est déjà préparé à l’arrivée d’un nouveau frontman. Rien ne laissait entendre l’absence de Frank Bello, ni le site officiel, ni leur MySpace. Si Charlie est le cerveau et Scott le cœur de cette entité qu’est Anthrax, Frank en est le système nerveux. Il laisse un vide irrécupérable derrière lui. Par contre, loin de moi l’idée de dire que le plaisir n’est pas au rendez-vous et que le groupe ne se donne pas à fond. Leur set est divisé en deux parties distinctes. La période Belladonna, avec entre autres Got The Time, Madhouse et Antisocial, chantées en cœur par la foule, consiste en la première. Room For One More, Safe Home, What Doesn’t Die et Only couvrent celle de Bush, qui nous est servie en deuxième. Seule une nouvelle composition et I Am the Law, qui conclue le set, dérogent à la règle préétablie. Le petit nouveau s’en sort bien. Son registre sert toutefois mieux le registre des pièces de la deuxième partie.

Bon, ici je dois mentionner que Three Days Grace n’est réellement pas dans mon top 100, en fait, il en est même plutôt loin, donc les lignes qui suivent sont réellement une observation froide du spectacle que j’ai tenté de rendre de la façon la plus objective possible. La scène est décorée de façon classique avec une immense banderole à leur nom. Les musiciens prennent place, et occupent relativement bien l’espace scénique et savent garder la foule en haleine tant par leurs pièces que l’énergie qu’ils transmettent au public. Les pièces qu’ils jouent sont connues (certaines même de moi) et se promènent entre leurs albums. Le chanteur-guitariste m’a par contre donné l’impression de faire du lip-sync avec son instrument plutôt que de réellement en jouer. Lorsqu’il coupe entre ses accords pour faire des signaux à la foule ou lorsqu’il lance ses pics et joue avec le revers des ongles de sa main, je n’ai pas réellement perçu de changement au niveau sonore. Il se peut fort bien qu’il ne s’agisse en fait que d’une simple impression. Les spectateurs, de leur côté, réagissent très bien. Ils chantent avec leur groupe et on a même droit à quelques body-surfers et un mini-trash. Le spectacle peut donc être vu comme une réussite.

Sur la participation active au cours de la représentation de Three Days Grace, j’aimerais me permettre un commentaire : je suis toujours content de voir des enfants accompagnés de leurs parents et de voir ainsi le public renouvelé. Mais certains parents semblent oublier certaines choses. Être dans les trente premières rangées, on voit mieux et c’est toujours plus agréable, mais c’est s’exposer à certains risques. Le message suivant ne s’adresse pas à tous, mais il s’agit de représentations où le prix est le même pour tous et le métal (d’autant plus que, dans ce cas précis, il s’agissait d’un festival où des fans de groupes beaucoup plus agressifs étaient présents) implique que le public n’a pas les pieds dans le béton. Le thrash (que j’adore) et le bodysurfing (qui me plait un peu moins) sont choses courantes et de voir une mère péter un plomb, engueuler des gens dans l’assistance que c’est dangereux, qu’elle est avec ses enfants et même devenir très agressive, j’ai trouvé ça très déplacé. Je ne veux pas voir les familles cesser de venir assister aux spectacles, mais soyez réaliste, si vous voulez protéger vos enfants, restez plus à l’arrière ou sur les côtés. Le public est déjà respectueux et compréhensif dans la plupart des cas, donc tâchons de garder cette ambiance.

Et voilà le moment venu d’accueillir Disturbed, groupe attendu qui a attiré plusieurs fans supplémentaires. La scène est décorée simplement avec, sur leur banderole, le personnage aux yeux de feu qui apparaît sur leur dernier album ainsi que sur le précédent. Arrivée simpliste des membres de la formation et les premières notes sont jouées. Le public se compacte quelque peu, un thrash qui est alimenté tout au long de la prestation et les poings en l’air sont tout de suite au rendez-vous. Le chanteur m'a paru sans énergie, particulièrement au cours des trois premières chansons. Tout au long du spectacle, il démontre qu’il est content d’être là. La formation a une belle prestance sur scène et ne demeure pas fixe, ils utilisent l’espace disponible sans avoir l’air désorientés ou dans un espace trop grand. Leur lien avec l’auditoire est excellent, ils enchaînent leurs morceaux et entraînent la foule avec eux. On assiste aux deuxièmes remerciements accordés aux techniciens, et on se fait caresser dans le sens du poil alors que le chanteur mentionne que le groupe porte le Canada particulièrement dans son cœur depuis les ventes fracassantes de leur dernier album qui a su se placer en première place chez nous (une première fois en carrière pour eux). Le groupe rend très bien son matériel et teint même le spectacle d’une note d’humour. Après l’intro de Down With de Sickness, il y a une coupure majeure, donc les gens qui s’étaient élancés dans le thrash avec les poings au ciel ont connu une interrogation de quelques instants! Heureusement, rien de grave, le chanteur a ri un peu et la chanson a repris exactement là ou elle s’était arrêtée. Une excellente prestation placée au bon moment pour finir de réchauffer l’auditoire pour le clou de la soirée.

Pendant que plusieurs quittent déjà le parc, d’autres commencent à s’entasser et tout faire pour être le plus près de la scène pendant un des rares quinze minutes de break de la journée. Ça en devient même violent à quelques rares exceptions. Pendant ce temps, sur un stage complètement dépouillé de décors ou d’artifices, Kickstart My Heart nous accueille à une des rares performances de Mötley Crüe en terre québécoise. Même s’il y a beaucoup moins de spectateurs qu’il a pu y en avoir sur le site aujourd’hui, ceux qui restent n'en ont que pour leurs idoles. Même s’ils nous ont habitués à quantité d’extravagances pendant le Carnival Of Sins, la tournée précédente, il n’en faut pas plus que Wild Side ou Shout At The Devil aux admirateurs sans bornes, dont je fais immanquablement partie, pour que le party soit déclenché pour de bon. Même la courte excursion dans du matériel plus récent ne refroidit pas les ardeurs. Je peux même affirmer que le nouveau titre Saints Of Los Angeles passe le test de la scène haut la main. Chaque membre du groupe, un à un, à l’exception de Mick Mars, vient nous dire à quel point il nous aime. On voit que la popularité de Tommy Lee ne se dément pas. C’est à cette occasion que Nikki Sixx nous dit qu’il acquiesce à une demande reçue backstage de jouer Primal Scream. On est vite revenus aux classiques avec Dr. Feelgood et Girls Girls Girls. Vince Neil prend la guitare à deux reprises pour accompagner ses comparses sur Same Ol’ Situation et Don’t Go Away Mad. Le groupe est égal à lui-même devant public, bon! Il ne souffre que de la comparaison avec Iron Maiden de la veille, ceux-ci ayant joué beaucoup plus longtemps et étant accompagnés de plusieurs artifices. Mais comment en vouloir à Mötley qui, comme tous les groupes de l’affiche à l’exception de celui mentionné plus haut, s’en est tenu à la recette préétablie pour un festival. Seulement les musiciens, accompagnés de leurs plus gros succès et une longueur raisonnable (quand même presque une heure et demie; plein de petits nouveaux ne font plus ça même en salle) compte tenu du nombre de groupes dans la journée. Moi, comme beaucoup de fans, j’en aurais pris des heures supplémentaires. Mais surtout, j’aurais aimé une fin plus rock’n roll, comme tant de pièces des Crüe auraient pu faire, que la ballade Home Sweet Home en seul rappel. Elle est bien sûr un incontournable, mais elle nous laisse sur une note trop douce pour ces bad boys du rock.

La première édition de Heavy Mtl est maintenant terminée. Au cours des deux dernières journées, nous avons eu droit à une scène métal relativement large, tant sur le plan temporel que stylistique. Il va de soit qu’un remerciement immense aux artistes, aux techniciens, aux organisateurs, aux commanditaires, aux bénévoles, à la sécurité et, bien sûr, au public est de mise. Alors, MERCI À VOUS TOUS! En général, nous sommes très satisfaits et aussi très heureux de voir qu’enfin Montréal a son festival métal. Nous espérons bien que cette année n’est que la première et que bientôt Heavy Mtl sera une tradition où, année après année, métalleux de tout genre et de toute génération pourront se rencontrer. Donc, en espérant revoir tous ces visages et en voir de nouveaux pour de futures éditions, nous nous en retournons épuisés, mais satisfaits.


Résultats: 0 image(s) sur un total de 0 page(s). Affiche: image 0 sur 0.




Images par page: 

 

RSS Feed: 08:06:22 - Heavy MTL - Motley Crue / Disturbed / Anthrax / Voivod... et plus (Nouvelles images)

Recherche d'images
Recherche avancée
- Top images
- Nouvelles images
Membres enregistrés
Nom d'utilisateur:

Mot de passe:

Identifiez-moi automatiquement lors de ma prochaine visite?

» Mot de passe oublié
» Inscription

Nos partenaires
Conditions d'utilisation | Politique de confidentialité | FAQ © MetalUniverse.net. Enr. (2001-2017) Tous droits réservés.
>>> Si vous êtes une compagnie ou un groupe, rock / metal / autres, vous pouvez nous envoyer un courriel, pour promotion, critiques d'albums ou publicité : marc[@}metaluniverse.net
>>> If you are a label or a band, rock / metal / others, you can email us for promotion, cd reviews or advertising: marc[@}metaluniverse.net
Conception graphique : Marc Desgagné - Programmation : Andrew Gagné - Samuel Falardeau