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08:06:21 - Heavy MTL - Iron Maiden / Dethklok / Type O Negative / Overkill ... et plus

Photos du spectacle

Compte-rendu du spectacle
Spectacle: 21 juin 2008 au Parc Jean-Drapeau de Montréal
Organisateur: GEG
Photographe: Patryk Pigeon
Compte-rendu: Sébastien Léonard, Sébastien Melançon et Sophie LeMay


Vendredi soir, on oublie volontairement le réveil matin question de dormir un peu le samedi, NON! Pas pour les mordus du métal. La première édition de Heavy Mtl est bien chez nous… Voici que s’amorce pour beaucoup de métalleux montréalais, et même de partout au Québec, une fin de semaine très chargée. 2 jours et 22 groupes de tous les styles de métal. Pour cette première journée, le soleil est au rendez-vous et annonce une journée chaude. C’est parfait, car cette journée est sûrement la plus courue des deux, vu la relation spéciale qu’entretiennent Maiden et le Québec. À midi tapant, à l’ouverture des portes, il y a déjà beaucoup de monde prêt à envahir le site du Parc Jean-Drapeau.

Sous le soleil plombant, une foule relativement impressionnante est fin prête à accueillir comme il se doit les seuls représentants québécois présents aujourd’hui, j’ai nommé Unexpect. À entendre scander le nom du groupe avec vigueur, un bon nombre d’admirateurs se sont fait un devoir d’être là à l’heure pour profiter de la prestation. Pour les autres, ça risque d’être tout un choc! Les Québécois ont mis l’accent sur l’excellent, mais ô combien déroutant, In a Flesh Aquarium. Les habitués retrouvent cette présence aussi angélique que démoniaque que Leïlindel apporte avec brio et ces musiciens hors pair qui nous transportent dans l’univers musical qui leur est propre. Pour un show extérieur, et compte tenu de la complexité des morceaux, le son est très convenable et ils ne souffrent pas de jouer en plein jour. Ils nous communiquent presque chacun leur tour leur plaisir d’être parmi nous. Pour certains, la pilule fut sûrement plus dure à avaler et ils n’étaient pas nécessairement dans les meilleures conditions pour découvrir ce groupe d’exception. Malgré tout, un départ canon pour ce Heavy MTL.

Le premier groupe à fouler la grande scène noire du festival est celui de Lauren Harris, qui, vous l’aurez deviné, est la fille d’un certain Steve Harris, qui la regardait avec fierté du côté de la scène. Dès le départ, elle affiche une attitude très rock et sûre d’elle. Elle prend toute la place mise à sa disposition et invite la foule à participer avec énergie. Il faut dire qu’elle a été à la meilleure école côté présence scénique avec papa et sa bande. Mais la demoiselle a choisi d’évoluer dans un style assez différent qui, selon son site MySpace, est un mélange de rock, de powerpop et de métal, mais personnellement j’enlèverais le mot métal. Sur les planches, elle est accompagnée de trois musiciens aguerris qui ont déjà collaboré avec de nombreux artistes et qui ont au moins deux fois son âge, ce qui peut donner une drôle d’impression et une bonne dose de clichés du rock/hard rock. Malgré un petit problème de micro pendant la deuxième pièce, la prestation se passe bien et la foule réagit assez favorablement à cette performance qui est somme toute plutôt ordinaire.

Pour la tranche plus thrash du public, c’est avec impatience qu’on attend les légendes d’Overkill. Cette patience est mise à rude épreuve avec des problèmes techniques de toute sorte qui ne semblent jamais finir de s’accumuler. C’est avec une bonne demi-heure de retard que le spectacle finit par commencer, pour s’apercevoir que l’on n’entend pas la voix de Bobby. Même si le tout finit par s’arranger, le son ne sera jamais excellent et beaucoup de mélodies vocales disparaissent derrière la musique. À leur avantage, les musiciens ont la chance d’avoir plusieurs classiques sous la manche pour nous faire bouger. C’est effectivement les plus vieux morceaux qui atteignent la cible. Rotten to the Core, Hello from the Gutter et Elimination sont de cette trempe. Le plat de résistance est sans contredit le mélange Fuck You et War Pigs (Black Sabbath) qui conclut le tout. Belle finale pour un spectacle qui comble sûrement plus le fan que le néophyte, mais qui n’est pas à mettre dans les annales du groupe.

De retour du côté de la scène noire pour un voyage temporel sonore avec un groupe moderne. Le son : années quatre-vingt version fast play accompagné d’une vocalise plus violente. La scène était épurée de décors mais curieusement éclairée malgré le soleil de quinze heures (pas dérangeant, mais totalement inutile). Sur scène, les cinq membres 3 Inches of Blood (le groupe a perdu un de ses chanteurs) nous offrent une prestation honnête. Leurs pièces étaient bien rendues et le public encore en mode conservation d’énergie pour la fin de journée a commencé à ouvrir ses réservoirs. Les tentatives de thrash étaient malgré tout minimes, mais le headbanging et les devil horns étaient au rendez-vous. Le groupe était très bien choisi, son influence était agréable à écouter et ne faisait qu’augmenter l’attente de Iron Maiden…

Pour les fans de Maiden, voici le premier groupe de power/prog métal de la journée et, je dirai même plus, du festival. La scène rouge qui a eu tant de problèmes avec les micros au spectacle précédent semble avoir réglé le tout, car la voix de monsieur Russell est audible à souhait. Symphony X aime son nouveau disque, Paradise Lost, et ça paraît. Les musiciens se présentent avec la pièce Set the World on Fire et jouent pas moins de trois autres tirées de cet opus, Domination, Serpent’s Kiss et Eve of Seduction. Ça tombe bien car elles possèdent un côté légèrement plus agressif qui sied à un évènement métal. C’est définitivement au chanteur que revient la tâche de s’occuper de la présence scénique, ce qu’il fait admirablement bien je dois dire. Mais comme le genre en tant que tel, la prestation atteint le public vendu à la cause et semble laisser le reste complètement indifférent. Pourtant, Symphony X n’est pas à blâmer et, compte tenu des conditions, nous gave d’une performance honnête.

Vite, nous retournons vers la scène noire pour accueillir un groupe bien seul dans son genre sur cette affiche. Hatebreed est le porte-étendard du mouvement hardcore actuel et il le fait avec fierté. Il est agréable de voir tant de fans de hardcore dans cette foule métalleuse. Je ne sais pas si c’est pour faire le pont, mais le chanteur, Jamay Jasta, porte un chandail de Deicide. Dans les faits, la coexistence se fait plus difficilement entre ceux qui veulent mosher en frappant dans le vide comme la musique le demande, ceux qui thrashent de façon classique et les fans d’Iron Maiden qui réservent déjà leur place pour le spectacle de clôture (Oui! Oui! Il y en a). Des pièces de la teneur de Live for This ou Tear it Down peuvent pousser à sortir violence et haine d’une façon que peu d’autres genres le peuvent. Les fans (dont je fais partie) s’en donnent à cœur joie avec comme paroxysme Destroy Everything, qui nous pousse dans nos derniers retranchements. Sur scène, Jamay garde la communication avec le public d’une main de maître et ses acolytes courent de tout bord tout coté. Comme ce n’est pas la première fois aujourd’hui, le chant est enterré dans le mix, ce qui gâche (très) légèrement notre plaisir.

Il était agréable d’avoir au festival un groupe à tonalité épique. Hammerfall était au rendez-vous! À leur arrivée sur la scène qui arborait une grande toile de fond à leur image, les musiciens ont connu quelques petits problèmes sonores comme Overkill. Malgré tout, le groupe a fait fi de cela et à voir la réaction des fans à mes côtés, ceux-ci ont donné une bonne prestation. Leur set list était bien joué, mais la scène a principalement été occupée par le chanteur et les autres membres, malgré quelques petits déplacements, sont restés plutôt sur place. La prestation a été coupée de quinze minutes, ce qui n’a plu ni aux spectateurs, ni au groupe. Globalement, j’ai trouvé que le groupe rendait bien son matériel et la réaction du public m’entourant positive. Par contre, il ne s’agit pas selon moi du groupe qui remporte la palme d’or musicale du style et, de ce fait, je ne peux pas crier à l’apothéose. Comme mentionné plus haut, j’ai apprécié et le public aussi, mais il ne s’agissait pas du show de la journée.

Mastodon se présente sur une scène où l’éclairage a commencé à être visible. Une grande toile à l’image du dernier album occupait le fond du stage. Les musiciens, une fois en place, ont commencé à jouer sans réellement nous montrer qu’ils nous avaient remarqués. Ils ont enchaîné leurs morceaux l’un à la suite de l’autre sans communiquer avec l’assistance. Il s’agit de matériel technique, je leur accorde, mais je n’ai pas réellement été capable d’apprécier pleinement leur représentation. Le bassiste était celui qui m’a semblé le plus vivant, faisant plusieurs petits déplacements, mais sans plus. Les autres musiciens sont restés plutôt drabes, sans tentative de toucher le public. Le chanteur-guitariste Brent Hinds a entretenu environ par trois fois un petit lien visuel et gestuel avec la foule, mais rien d’épatant. Je dois dire que j’avais de grosses attentes face à ce groupe. Beaucoup d’amis m’avaient parlé de lui en bien et j’adore son matériel CD. Au niveau musical, rien à redire, les membres maîtrisent bien leurs pièces, mais niveau scénique je crois que suite à ce que j’ai vu, je me contenterai de leurs CD. Malgré tout, la foule était réceptive à leur musique et plusieurs petits thrashes soutenus ont été présents tout au long de la représentation.

Le personnage de Peter Steele, le cerveau derrière Type O Negative, peut être difficile à cerner au premier abord. « Êtes-vous prêts à être déçus? », nous lance-t-il en guise d’introduction. Lui-même n’allait pas tarder à être déçu du son de ses moniteurs (encore la fameuse scène rouge!), ce qui cause un certain malaise pour les deux ou trois premières chansons. Lorsque la situation semble réglée, le géant à la voix d’outre-tombe s’excuse de jouer par une si belle journée et d’ainsi nous permettre de voir à quel point il est laid. Le problème du côté visuel du spectacle était plutôt, selon moi, dû à l’immobilisme du quatuor, mis à part quelques petits déplacements du guitariste vers le centre de la scène. Cela n’empêche pourtant pas les spectateurs d’être particulièrement enthousiastes et de chanter haut et fort les paroles de la plupart des pièces jouées, et pas seulement celles de Black No. 1, qui nous a été servie à la fin de la prestation. Nous avons également eu droit à un petit moment de nostalgie avec la présentation de la chanson Halloween in Heaven, qui a été composée en hommage à Dimebag Darrell. Le passage de Type O Negative aura donc été marqué par un échange d’énergies assez contradictoire et difficile à décrire entre le groupe (principalement Peter Steele) et les spectateurs.

Allez les tout-petits, c’est l’heure de vos émissions préférées… Combien de fois enfant nous sommes-nous retrouvés à rêver de voir nos dessins animés prendre vie? Bien voilà, l’enfance c’est fini pour nous, mais voici chose faite!!! Oublions les émissions et penchons-nous sur le dessin animé Dethklok. Il s’agit, pour ceux qui n’ont aucune idée de quoi je parle, d’une émission diffusée sur le Cartoon Network qui raconte les aventures d’un groupe métal tellement populaire qu’il n’a aucune limite. La loi? Ces musiciens ne connaissent pas ça. Le dessin animé se voit teinté d’un humour noir bien métal. On y voit plusieurs croyances populaires des esprits bien pensants y être démesurément caricaturées. Les musiciens studio, par contre, sont bien réels et, étonnamment, leur matériel est non seulement bon, mais il est digne d’intérêt. Côté CD, rien à redire, bon death, avec un côté thrash qui réussit à être actuel. Côté scénique, par où commencer? Le fond est une grande toile où l’on diffuse entre les pièces des extraits BD plaçant le groupe dans son contexte original en nous créant une histoire au court des morceaux, en nous montrant la prestation des personnages animés ainsi que leur clip. Concept très original et surtout très bien exploité. Les musiciens, quant à eux, sont très professionnels, à un point où l’on sent qu’il s’agit de musiciens studio et non pas scéniques. On assiste à une prestation très fixe, mais le lien avec le public est soutenu et apprécié. À première vue, le premier comparatif visuel qui me traverse l’esprit est celui de profs qui interprètent des pièces pour leurs élèves. Il est à noter qu’il s’agissait du dernier groupe avant Maiden et que, malgré cela, son public était très impatient de le voir et était surtout en grand nombre. La participation de la foule et l’ambiance étaient géniales. Note personnelle, plusieurs groupes naissent dans des émissions, certains disparaissent malheureusement, ou dans d’autres cas heureusement, mais je suis content que celui-ci nous offre plus qu’une distraction télé. Pour un groupe créé pour une émission, je leur souhaite une carrière tant studio que scénique. Je suis impatient d’assister de nouveau à un de leurs spectacles.

Sans rien enlever à tous les groupes venus nous divertir lors de cette première partie de festivités métalliques, c’est bien Iron Maiden qui créé l’évènement. Ça se bouscule déjà pour une place au soleil et aucune note n’a encore été entendue. Il va sans dire que dès que les célèbres paroles de Churchill, qui avaient servi d’intro au mythique The World Slavery Tour, se font entendre, c’est le branle-bas de combat. Aces High a même droit à son lot de thrash, ce qui n’est pas coutume chez Maiden. Pour ce qui est du décor, on est proche de celui de la tournée de Powerslave, mais avec une touche futuriste rappelant délibérément Somewhere in Time. C’est connu de tous, l’actuelle tournée se veut une ode à la période 1982 – 1988 de la carrière de nos Anglais favoris. Ils dérogent seulement pour Fear of the Dark et Iron Maiden, à notre grand plaisir. Même s’il nous semble avoir entendu Heaven Can Wait, Can I Play With Madness, The Trooper et Number of the Beast des milliards de fois, la magie opère à tout coup. Beaucoup de crédit revient aux performeurs qui font partie d’une classe à part côté prestation live. Ça bouge en masse sur la scène. Bruce, qui court dans tous les sens, communique constamment avec nous (et dans un français plus que correct en plus) et l’interprétation est sans failles. C’est sans contredit le meilleur son de la journée et tout le jeu de lumières, quoique convenu, est efficace. Dickinson joue avec notre fibre nationaliste. Il y va de ses « Scream for me, Canada! » pour renchérir tout de go avec « Scream for me, les Québécois! » pour un effet encore plus retentissant. La mascotte Eddie se montrera deux fois plutôt qu’une. Sortie tout droit du sarcophage à son effigie à l’arrière du stage comme dans Live After Death et dans ses habits de chasseur de primes futuriste comme sur la pochette de Somewhere in Time. Malgré un choix de chansons assez convenu, n’allez pas croire qu’ils n’ont pas quelques surprises pour nous. Il y a combien de temps qu’on n’a pas entendu Moonchild, Wasted Years ou The Clairvoyant devant public? Trop longtemps, je dirais. Avec plus de deux heures de performance, il y a de quoi rassasier même le plus demandant. Du bon Maiden sur toute la ligne.


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