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08:05:03 - Ministry / Meshugga (Mtl)

Photos du spectacle

Compte-rendu du spectacle
Spectacle: 3 mai 2008 au Metropolis de Montréal
Organisateur: GEG
Photographe: Amaury Evra
Compte-rendu: Sébastien Léonard

Ce soir au Métropolis nous avons droit à deux groupes de légendes qui attirent son lot de monde. Mais avant toute chose, c’est le groupe Hemlock qui a l’honneur de réchauffer tout ce beau monde. Chose ardue, car le Metropolis en profite pour passer sur ses écrans géants le cinquième match Canadiens – Flyers où nos glorieux sont acculés au pied du mur. Dès que le groupe de Las Vegas envahie la scène, un groupe restreint s’approche alors vers l’avant. Ma grosse surprise est d’apprendre que celui-ci existe déjà depuis 15 ans. Je n’en avais jamais entendu parler. Il est important de souligner que leur dernier disque en date, No Time For Sorrow, est le premier signé sur une compagnie de disque. Je me dois d’admirer la persévérance du combo. Et justement, comme je ne m’attendais vraiment à rien de particulier, je fus étonné par l’énergie live de la formation. Leur métal ce situe à mis chemin entre le hardcore new-yorkais à la Biohazard et celui qui ce performe aujourd’hui, avec des vocaux plus violents et une panoplie de breakdonws. Le showman sur stage est vraiment le chanteur/bassiste Chad Smith qui a la bizarre habitude de se taper sur la tête ou se tirer les cheveux dans les refrains et les parties les plus intenses. La principale chose qu’on ne peut pas leur reprocher est de ne pas communiquer avec la foule. Leur expérience sur la route ce fait sentir de la bonne façon. Sans être renversé par ce que j’entends, ils nous flattent, moi et la foule dans le sens du poil en nous remerciant un nombre incalculable de fois d’être présent et de soutenir la scène métal. Leur musique est assez énergique pour me faire hocher la tête une bonne partie du show, C’est déjà un bon début!

Quand l’arriver imminente de Meshuggah ce fait sentir, le hockey est déjà bien long dans les esprits. Malgré l’affection culte dont jouissent les headliners, beaucoup de gens sont ici ce soir pour les Suédois. À voir les réactions, on pourrait se croire en présence du groupe majeur de la soirée. Le band a la bonne idée de privilégier un son qui met en valeur les rythmiques de la basse et du drum. Bonne idée quand on connait la précision maladive du combo. Ils ont d’autant plus un nouvel album solide sous le bras à soutenir, ObZen. Certains pourraient affirmer avec raison que celui-ci possède des structures de morceaux plus traditionnels pour du Meshuggah, mais n’importe quel néophyte a de quoi être déconcerté. La qualité est comme d’habitude au rendez-vous. Pour eux, c’est la musique qui parle avant tout. Pas que leur performance soit médiocre, loin de là. Le tout étant aussi précis que sur disque. Mais ils ne sont pas là pour faire les zouaves sur les planches. Ils semblent même quelquefois dans une sorte de transe tant leurs riffs répétitives, autant qu’aliénantes, paraissent les transporter dans leur monde propre. D’autant qu’on soit un fan averti ou un auditeur ayant l’esprit ouvert, on se laisse facilement embarquer dans leur trip. Les classiques comme Rational Gaze, du chef-d’œuvre Nothing, et Future Breed Machine ont la cote parmi les purs et dures. Je pourrais facilement m’acharner sur les lights simplistes qui plongent les musiciens dans la pénombre et nous aveugles à force de projeter les lumières claires vers nous, mais ce serait ne pas rendre justice à ce groupe hors pair. Je ne peux que souhaiter aux non-initiés d’avoir pu saisir l’essence même de leur démarche, dans un si court laps de temps, quand chaque disque peut être écouté des centaines de fois avant d’en saisir toute la portée.

Je n’ai pas besoin de cacher que le groupe que j’ai le plus souvent écouté et que j’apprécie le plus ce soir est le précédent. Mais quand il s’agit de performance devant public, c’est toute autre chose. Ministry a ramené les clôtures sur le devant de la scène et un écran géant nous projette des extraits d’un film d’horreur qui, si je me rappelle bien, s’appelle WickedGirls. Voilà qui à de quoi nous mettre en ambiance. Sur une pièce instrumentale techno industrielle, le groupe arrive sur scène, acclamé par l’impressionnant public présent ce soir. Le Metropolis n’affiche pas complet, mais la place est chargée de monde. Al Jourgensen et sa bande nous ont promis pour cette tournée d’adieu de revisiter leur répertoire et c’est ce qu’ils font. Watch Yourself du dernier disque Last Sucker est joué dès le début. Nous voilà partis pour une ride de plus de deux heures. De les voir jouer derrière les clôtures avec le jeu de lumière aussi simpliste que précédemment, l’écran projetant une série d’images montrant plusieurs fléaux affligeants la terre, donnent un air glauque industriel qui sied bien à la musique. Comme il faut s’en attendre avec la trilogie d’albums que sir Jourgensen a sortie ces dernières années, Bush en prend pour son rhume avec des pièces comme Lieslieslies et Rio Grande Blood du disque du même nom. Les tempos plus rapides et violents des nouveaux titres ne contrastent pas trop avec ceux plus rock des classiques comme Just One Fixe du non moins classique Psalm 69. Les fans autant que les curieux sont comblés et l’ambiance dans la salle est survoltée avec un flot incessant de body surfeur s’activant sur le parterre. Chacun y va de sa façon en dansant, trashant ou se faisant aller la tête nonchalamment. Ils y vont d’un premier rappel fracassant en jouant les bombes que sont So What et Thieve. L’effet est assuré! Pour le deuxième, ils y vont de reprises pour souligner la sortie du CD Cover Up, qui est credité du nom Ministry And Co-Conspirators. Celui-ci consiste à une série de reprises concoctée avec plusieurs invités célèbres du monde de l’industriel comme Burton C. Bell (Fear Factory), Tommy Victor (Prong) et Wayne Static (Static-X). À ma grande surprise les succès intemporels que sont Roadhouse Blues de The Doors et Just Got paid de ZZ Top semblent rende la foule plus amorphe. Et c’est sous une pluie de ballons à l'effigie du logo du groupe, pendant Under My Thumb de Rollins Stones, que la formation tire sa révérence. La décision de finir sur des chansons qui ne sont pas les leurs, aussi transformée soit-elles, peut facilement être discuté. Mais avec un spectacle aussi long qu’intense, aux multiples rappels qui font tant défaut de nos jours, ils ne méritent que mon respect et mon admiration. Voici surement les funérailles les plus palpitantes qu’il m’a été donné d’assister.


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