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08:05:19 - Tokio Hotel (Mtl)

Photos du spectacle

Compte-rendu du spectacle
Spectacle: 19 mai 2008 au Stade Uniprix de Montréal
Organisateur: GEG
Photographe: Patryk Pigeon
Compte-rendu: Sébastien Léonard

Me voici parti pour la critique la plus difficile de ma carrière. Pourquoi? Parce que je dois livrer mes impressions sur un groupe au succès planétaire monstre, qui a déjà battu plusieurs records européens et qui fait malheur chez les jeunes, tout en gardant en tête que j’écrie pour un média métal sans vouloir non plus offenser les fans du groupe qui viendrait me lire. Je vais donc m’efforcer d’y aller le plus objectivement possible. Pour les non-initiés, Tokio Hotel est un groupe allemand qui dès son premier album, Schrei en 2005, a réussi à se glisser au numéro un des charts de leur pays et y réalise la série de spectacles la plus populaire pour une première tournée. Déjà avec le deuxième album, Zimmer 483, ils répètent l’exploit de la position numéro un en Allemagne tout en rajoutant la France à leur tableau de chasse. Devant un succès aussi retentissant dans toute l’Europe avec un répertoire exclusivement chanté en allemand, le disque Scream (la traduction anglaise de Schrei), comprenant les meilleurs morceaux de leurs deux premières parutions rejouées et traduites en anglais, est lancé en Amérique du Nord. Le Canada n’est pas épargné par la marée Tokio Hotel. Le plus impressionnant est qu’aujourd’hui en 2008, les membres du groupe ne sont âgés que de 18, 19 et 20 ans.

Malgré la pluie torrentielle, plusieurs admirateurs, pour la plupart accompagnés de leurs parents, sont déjà en ligne près du stade Uniprix à midi pour se tailler une place le plus près possible de leurs idoles. Le spectacle de ce soir est le report des deux dates annulées plus tôt cette année en raison d’un problème de santé de leur chanteur Bill Kaulitz. C’est sans aucun groupe de première partie et après que tout le monde en ligne soit bien à l’intérieur que les Allemands commencent leur prestation à 8 heures trente tapant. Ils y vont de leur plus gros hit, Ready Set Go, comme première chanson. Il faut vraiment avoir vécu en retraite fermée depuis un an pour ne l’avoir jamais entendu. Même si le son est vraiment d’une force raisonnable, je n’ai jamais été aussi content d’avoir mes bouchons. Les cris stridents des jeunes en totale admiration sont durs à supporter pour beaucoup d’adultes qui portent leurs mains à leurs oreilles. Les rideaux noirs placés tout le tour de la salle semblent avoir atténué le son catastrophique des autres shows que j’y ai vu précédemment. Toutes mes félicitations aux ingénieurs de son. Cependant pour le reste aucun artifice n’est mis de l’avant. Seulement les quatre musiciens, un grand drap noir et des lumières simplistes. La prestation repose sur les épaules de Bill qui prend toute la place et qui monopolise l’attention de la majorité des spectateurs surtout composés de jeunes filles préadolescentes. Son frère jumeau, Tom, se promène nonchalamment d’un bout à l’autre de la scène. Le batteur Gustav et le bassiste Georg ne semblent là que pour garder la mesure. Avec une foule aussi gagnée d’avance et réagissant avec enthousiaste à chaque mouvement et exclamation du chanteur, ils ne leur restent qu’à aligner leurs succès. Scream, Don’t Jump et Sacred en sont quelques exemples. Il est troublant de voir un si grand nombre de ‘‘Devil Hornes ’’ s’élever dans les airs venant d’un public où la moyenne d’âge ne dépasse pas 16 ans. Le symbole a vraiment perdu toute sa signification. Le signe de cœur fait avec les deux mains par la gent féminine a beaucoup plus sa place. Malgré que je trouve chaque composition montée de toutes pièces pour être un futur single, je dois souligner la précision de ces jeunes à peine majeurs. Aucune fausse note évidente autant dans la prestation vocale que dans l’interprétation des pièces. Ce qu’ils souffrent en spontanéité est largement compensé par l’unité musicale des quatre gars qui restent constamment dans les temps et jouent chaque titre comme s’il sortait du disque. Je leur souhaite de développer une meilleure communication entre eux tant celle-ci semble inexistante. Comme ceux qui me lisent souvent s’en attendent, je me dois de m’insurger encore une fois contre la longueur du show. Après seulement quarante-cinq minutes ils nous souhaitent la bonne soirée avant de revenir jouer Rescue Me et une chanson interprétée en allemand en guise de rappelle. Je ne peux me résoudre à comprendre, encore moins à accepter qu’un groupe qui n’a pas de première partie et qui revient compenser deux dates annulées puisse ne pas jouer plus qu’une petite heure. Ce n’est pas prendre en considération que certains ont attendu toute la journée pour entrer et que d’autre ce sont déplacé de Québec pour venir les voir. À voir tous les parents attendant d’une mine inquiète leur progéniture à la sortie de l’aréna, cela leur a surement semblé assez long à leur goût. Il me reste qu’à espérer que la génération montante d’amateur de rock s’insurgera contre cette situation.


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